Le juge Obus a ordonné mardi l'abandon de toutes les poursuites contre Dominique Strauss-Kahn, désormais libre de quitter les Etats-Unis après trois mois d'une extraordinaire saga judiciaire qui a fait dérailler ses ambitions présidentielles. Lors d'une audience expédiée en 15 minutes, le juge Michael Obus a sans surprise suivi le procureur qui lui avait demandé la veille de classer toutes charges contre l'ancien patron du FMI, accusé de crimes sexuels.
"Je ne vois aucune raison" pour ne pas suivre l'avis du procureur, a-t-il expliqué. Le procureur-adjoint Joan Illuzzi-Orbon a répété, dans une salle d'audience de Manhattan pleine à craquer, que la femme de chambre qui accusait DSK de l'avoir sexuellement agressée le 14 mai avait menti à répétition aux enquêteurs, et que dans ce contexte, elle ne pouvait pas être un témoin crédible dans un procès. Et elle a ajouté qu'il ne pouvait pas être établi de manière indépendante que sa brève relation sexuelle avec Dominique Strauss-Kahn lui avait été imposée. Anne Sinclair, la femme de DSK assise au premier rang, buvait ses paroles.
Après l'audience, Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, qui devrait récupérer son passeport mercredi, s'est exprimé pour la première fois depuis qu'il avait plaidé non coupable le 6 juin





