Le taux de rémission du cancer en Côte d’Ivoire se rapproche de celui observé dans les pays développés. Ce progrès serait le fruit des efforts consentis par le président de la République, Alassane Ouattara, et la Première Dame, Dominique Ouattara, dans la lutte contre cette maladie. C’est ce qui ressort de la communication présentée au Conseil des ministres du 14 octobre 2026, à Abidjan.
Au cours de cette réunion hebdomadaire du gouvernement, le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Pierre Dimba, a fait le point sur la lutte contre le cancer en Côte d’Ivoire, dans le cadre de la campagne « Octobre Rose », consacrée à la sensibilisation et à la lutte contre le cancer du sein.
Le ministre a fait état d’une amélioration des résultats en matière de prise en charge du cancer. « Le taux de survie à cinq ans a été multiplié par deux, et nous avons un taux de rémission des cancers qui avoisine celui des pays développés », a déclaré Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, lors du point de presse organisé à l’issue du Conseil des ministres.
Un dispositif de centres de traitement et de prise en charge
Un dispositif de lutte contre le cancer a été mis en place grâce notamment aux actions prioritaires définies par le président de la République, Alassane Ouattara, et la Première Dame, Dominique Ouattara. Il comprend des centres de traitement ainsi que des équipements médicaux destinés au dépistage et à la prise en charge des patients.
Parmi les structures citées figurent le Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), situé au sein du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody, et l’Institut de médecine nucléaire d’Abidjan.
Le porte-parole du gouvernement a également souligné les efforts déployés pour équiper les quatre CHU d’Abidjan — Cocody, Angré, Treichville et Yopougon — en matériel de dépistage et de prise en charge du cancer.
L’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville, construit à l’initiative de la Première Dame, Dominique Ouattara, fait également partie de ce dispositif. Cet établissement de référence dispose d’un pavillon consacré aux cancers pédiatriques, où 90 % des enfants bénéficient de traitements gratuits.
L’ouverture prochaine du Centre national de radiothérapie et d’oncologie médicale de Grand-Bassam a également été évoquée. Cette structure devrait être équipée de technologies de dernière génération.
Le dispositif s’étend par ailleurs aux centres hospitaliers régionaux (CHR), aux hôpitaux généraux et aux zones rurales. Les CHR et les hôpitaux généraux sont notamment équipés de mammographes leur permettant de réaliser des examens de dépistage. Un mammographe mobile est également déployé afin de couvrir les zones rurales.
En outre, des conventions conclues avec de grandes entreprises pharmaceutiques permettent de subventionner certains traitements particulièrement coûteux. Selon les explications du porte-parole du gouvernement, des traitements dont le coût pouvait atteindre trois à quatre millions de francs CFA sont désormais accessibles à un coût quasi nul aux patients éligibles à ces programmes.
Le dépistage précoce recommandé
Le ministre chargé de la Santé a insisté sur l’importance du dépistage précoce. « Plus le cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison et de rémission sont grandes », a-t-il souligné.
Il a également rappelé que le mois d’octobre constitue une occasion privilégiée pour sensibiliser les populations à l’importance du dépistage. Celui-ci est gratuit dans les différentes formations sanitaires, tandis que l’examen par mammographie est proposé au tarif réduit de 2 000 francs CFA, a-t-il assuré.
Chaque année, environ 20 000 nouveaux cas de cancer sont détectés en Côte d’Ivoire, dont près de 5 000 cancers du sein. Au total, quelque 6 000 dépistages sont réalisés annuellement.
Diomandé Karamoko





