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Politique

Côte d’Ivoire - Éducation : La suppression des cours de renforcement diversement appréciée

Publié le :

Le ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de l’enseignement technique a supprimé les cours de renforcement organisés par les enseignants dans les écoles primaires ou secondaires.

La note de la direction des écoles, lycées et collèges (Delc) signée de Zamblé Bi Zamblé, en date du 1er octobre 2026 argumente : « L’enseignant est avant tout investi d’une mission de service public. À ce titre, il lui appartient d’assurer pendant les heures réglementaires de cours, des enseignements de qualité, suffisamment explicites, accessibles et adaptés aux besoins des apprenants. » En conséquence, « la réussite scolaire ne saurait être conditionnée au paiement par les parents de prestations supplémentaires dispensées par l’enseignant de la classe ».

Cette décision est diversement appréciée, notamment à Alépé, au Sud de la Côte d’Ivoire.

Bibi Marcelin, parent d’élève : Je salue cette décision du ministère

« Les cours de renforcement, pour moi, surchargent inutilement les enfants. Ils n’ont pratiquement pas de temps de repos. L’année passée, j’ai essayé avec mon petit-fils. Mais j’ai constaté qu’il se reposait peu. Je salue donc cette décision du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de l’enseignement technique ».

B. Brigitte, ménagère :Les élèves qui suivent ces cours sont favorisés

« Selon plusieurs informations qui nous parviennent, les élèves qui suivent régulièrement ces cours sont favorisés par les enseignants. Souvent, ce sont les exercices qui sont traités pendant ces cours de renforcement qui sont donnés lors des devoirs de classe ».

Kouadio K, agent de santé :Merci au ministère

« Je dis merci au ministère pour cette décision. En réalité, ces cours pèsent trop sur les parents car il faut souvent débourser entre 250 et 500 F CFA par séance. Ou bien des enseignants exigent des paiements mensuels qui varient entre 10 et 15 000 F CFA par matière, quand il s’agit du secondaire. Pour un parent qui a beaucoup d’enfants, c’est vraiment difficile ».

Gallon P., commerçante :Ce sont des occasions pour aider des enfants

« Je ne suis pas pour cette décision car, pour des parents qui n’ont pas trop le temps pour suivre le travail de leurs enfants, ce sont des occasions pour les aider. Surtout que ces cours ne sont pas obligatoires. Et puis, avec le nombre d’élèves réduits, les enseignants ont le temps de mieux leur expliquer les leçons ».

Eliane B, étudiante en 1re année de droit :Les cours de renforcement m’ont beaucoup aidée

« J’avais des difficultés en philosophie en début d’année. Je me suis inscrite aux cours de renforcement et au Bac, j’ai eu une bonne moyenne. Aujourd’hui, je suis en première année de droit à l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody. Pour être honnête, ces cours m’ont beaucoup aidée ».

Tanoa Josiane.

Correspondant régional


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