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Côte d’Ivoire. Lutte contre la désinformation : « l’IA peut augmenter les capacités des journalistes » (experts)

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L’Intelligence artificielle (IA) n’a pas que des inconvénients. Elle peut être utile pour les journalistes. C'est ce qu'ont souligné des experts qui intervenaient lors d'un panel intitulé : « Intelligence artificielle et lutte contre la désinformation ». C'était le 8 septembre 2026, à l’occasion de la 5e édition d’Abidjan Média Forum (AMF 2026) initiée par le Directeur général du quotidien « l’Intelligent d’Abidjan », Wakili Alafé.

Quatre panélistes avaient la charge d’éclairer le public sur l’IA et son utilisation par les usagers, notamment les journalistes, pour faire face au fléau que constitue la désinformation. Il s’agissait de William Yoboué, enseignant-chercheur à l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC) Polytechnique, le journaliste consultant Idrissa Keita, la juriste Cynthia Evelyne Ekra et le commissaire de police Blé Landry de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI),

Conserver la supervision humaine

Les panélistes ont reconnu que l’IAl est régulièrement utilisé par des personnes malveillantes pour détourner l’attention du public, pour manipuler l’opinion publique. Cependant, c’est un outil qui offre de nombreux avantages. « Il serait trop facile de dire que l’IA est dangereuse, donc les journalistes doivent rester humains. Ce n’est pas suffisant », a fait savoir Evelyne Ekra. Pour la juriste, l’IA peut aussi devenir une infrastructure de défense de l’information. Elle peut aider une rédaction à analyser des milliers de documents, repérer des incohérences, détecter des réseaux, comparer les versions d’un même contenu, traduire rapidement des informations pour identifier des anomalies ».

L’IA peut augmenter les capacités des journalistes », a insisté Evelyne Ekra : elle peut soutenir la recherche, l’analyse des données et le fact-checking à grande échelle, à condition de « conserver une supervision humaine et des règles éthiques claires ».

L’IA comme un catalyseur

« Il ne faut pas voir l’IA comme une chose négative. C’est un catalyseur. Qu’on le veuille ou non, personne ne peut se passer de cette révolution-là », a tenu à souligner le commissaire Blé Landry.

Sur la question cruciale qui revient régulièrement, à savoir si l’IA ne va pas remplacer l’homme, Idrissa Keita a reconnu que, dans certains domaines comme la publicité, cela est une réalité. Dans la plupart des cas, les personnages par exemple, sont générés par l’IA. Mais dans nombre de secteurs, l’IA facilite la tâche de l’homme. L’enseignant chercheur William Yoboué a donné l’exemple des vaccins de la Covid-19 qui ont été trouvés en un temps record grâce à l’IA.

Diomandé Karamoko


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