Gouvernance, performance, transparence et qualité du service public : le gouvernement ivoirien veut franchir un nouveau cap dans la gestion des entreprises publiques. À Abidjan-Cocody, la ministre Mariatou Koné a annoncé un renforcement des critères d’évaluation et affiché l’ambition de faire du Prix d’excellence un véritable levier de transformation.
Le message est clair : les entreprises publiques ivoiriennes sont appelées à faire mieux, mais surtout à répondre davantage aux attentes des populations.
À l’occasion de la 8ᵉ édition du Prix d’excellence de la gouvernance et de la performance des entreprises publiques, tenue mercredi 9 septembre 2026 à Abidjan-Cocody, la ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, Mariatou Koné, a réaffirmé la volonté du gouvernement d’installer durablement une culture de performance et de bonne gouvernance au sein du Portefeuille de l’État.
« Nous souhaitons faire du Prix d’excellence un outil de plus en plus valorisant », a-t-elle déclaré, appelant les entreprises publiques à être à la hauteur des ambitions du gouvernement et des attentes des populations.
Finie la performance mesurée uniquement par les chiffres
Pour la ministre, une entreprise publique performante ne doit plus être jugée uniquement à l’aune de ses résultats comptables.
La qualité des services rendus aux populations, l’innovation, la responsabilité sociétale et environnementale, la transparence et la capacité à dialoguer avec les différentes parties prenantes doivent désormais peser davantage dans l’évaluation.
Cette nouvelle approche traduit une évolution de la vision de l’État : la performance financière reste essentielle, mais elle doit désormais aller de pair avec la performance sociale et la qualité du service public.
Cinq chantiers pour transformer le Portefeuille de l’État
Le gouvernement entend s’appuyer sur cinq grands axes de réforme : la responsabilisation accrue des organes sociaux, le renforcement du suivi des entreprises, l’amélioration de l’information financière, la prévention des risques budgétaires et la promotion des meilleures pratiques de gouvernance.
Selon Mariatou Koné, ces réformes ont déjà contribué à améliorer les performances économiques et financières des entreprises publiques.
Elles devraient être consolidées dans le cadre de la stratégie de gestion du Portefeuille de l’État 2026-2030, qui ambitionne de renforcer durablement la performance, la gouvernance et la responsabilité des structures publiques.
Les populations au cœur du nouveau dispositif
L’une des principales annonces de cette édition concerne la révision des critères d’évaluation du Prix d’excellence.
Le comité technique a été instruit afin d’accorder une place plus importante aux indicateurs qualitatifs. Parmi les nouveaux paramètres appelés à prendre davantage de poids figurent notamment la perception des populations, la qualité du service public, l’éthique, la transparence, la responsabilité sociétale et environnementale ainsi que le dialogue avec les parties prenantes.
Une manière pour l’État de faire du citoyen un acteur indirect de l’évaluation de la performance des entreprises publiques.
Dix entreprises distinguées
Cette année, 51 entreprises publiques et quatre agences d’exécution ont été évaluées. Au terme du processus, dix entreprises ont été distinguées dans quatre catégories.
Pour le directeur général du Portefeuille de l’État, Seydou Bamba, le Prix d’excellence a désormais dépassé le simple cadre d’une récompense.
Il constitue, selon lui, « un véritable instrument de transformation », mais aussi « un repère et un baromètre » de la qualité de la gouvernance des entreprises publiques.
Au-delà des trophées, l’ambition affichée par le gouvernement est donc de faire de la performance une exigence permanente. Un nouveau standard se dessine pour les entreprises publiques ivoiriennes : être financièrement solides, correctement gouvernées, mais surtout capables de produire davantage de valeur pour les citoyens.
ST
INFO CICG





