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Côte d’Ivoire.Et si les Wê racontaient enfin leurs propres héros ?

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Serge Doh, fils Wê, ancien champion d’Afrique d’athlétisme

Une communauté qui oublie ses bâtisseurs finit par perdre une partie de son identité. Les hommes et les femmes qui ont marqué l’histoire d’un peuple ne doivent pas seulement appartenir au passé. Leurs parcours doivent continuer à parler aux générations présentes et futures.

C’est tout le sens du projet  « Petits hommes, petites femmes : empreinte de géants », consacré aux héros et héroïnes qui ont contribué à écrire l’histoire et à façonner le destin du peuple Wê.

Des terres de l’Ouest ivoirien aux grandes sphères de la vie nationale et internationale, des femmes et des hommes issus de cette communauté ont, chacun à leur manière, laissé des traces remarquables. Politique, administration, économie, culture, arts, sport, défense, engagement communautaire : les domaines diffèrent, mais une même constante demeure, celle d’avoir osé agir et de s’être illustré par le travail, le courage et l’engagement.

Parmi ces figures figurent notamment Paul Gui Dibo, François Nemet, Angèle Gnonsoa, Georges Momboye, le colonel Gaston Oulaï, Marie Rose Guiraud, Émile Constant Bombet, les généraux Mathias Doué et Denis Bombet, Célestin Serey Doh, Robinson Sea, Anne Désirée Ouloto, Yacine Idriss Diallo, Paul Dokui, Emerse Faé, Émile Keï Boguinard, Jean Tailly, Hubert Oulaye, Thérèse TaBa ou encore Doudou Piot.

Cette liste est loin d’être exhaustive.

Et c’est justement là que réside l’un des enjeux majeurs de cette initiative : retrouver, documenter et raconter ces destins parfois connus, parfois oubliés, parfois restés dans l’ombre.

Ne pas laisser l’histoire disparaître

Les paroles s’envolent. Les écrits restent.

Cette vieille maxime prend aujourd’hui une dimension particulière à l’heure où les sociétés sont confrontées à une accélération sans précédent de la circulation de l’information. Les générations se succèdent, les souvenirs s’effacent et les témoignages disparaissent avec ceux qui les portent.

Écrire l’histoire de ces personnalités Wê n’est donc pas simplement dresser une succession de biographies. C’est préserver une mémoire collective.

Car derrière chaque réussite se cachent des sacrifices, des doutes, des combats, des choix et parfois des épreuves dont les générations actuelles ne mesurent pas toujours la portée.

Le projet entend précisément sortir des biographies froides et linéaires pour proposer un récit plus humain, plus vivant et plus immersif. Il s’agit de montrer les hommes et les femmes derrière les fonctions, les titres et les distinctions.

Des héros de l’ombre aux éclaireurs modernes

L’histoire d’un peuple ne se construit pas uniquement avec les grandes figures qui occupent les premières pages des journaux.

Elle est également faite de ces femmes et de ces hommes qui, dans leurs communautés, leurs villages, leurs familles, leurs professions ou leurs domaines respectifs, ont choisi d’agir avec grandeur.

Ces « héros et héroïnes de l’ombre » ont contribué à préserver des valeurs, à transmettre un héritage et à maintenir debout une communauté dans les périodes difficiles.

À leurs côtés émergent les « éclaireurs modernes » : artistes, sportifs, entrepreneurs, intellectuels, dirigeants et personnalités qui continuent de faire rayonner cet héritage au-delà des frontières.

Cette diversité est essentielle. Elle rappelle que l’excellence ne possède ni métier, ni statut, ni génération.

Une mémoire tournée vers l’avenir

Célébrer les grandes figures d’un peuple ne signifie pas regarder uniquement dans le rétroviseur.

Au contraire.

Connaître ceux qui nous ont précédés permet de mieux comprendre ce que nous sommes et, surtout, de réfléchir à ce que nous voulons devenir.

Ce projet éditorial porte ainsi une ambition qui dépasse le simple devoir de mémoire. Il veut offrir aux jeunes générations un miroir dans lequel elles pourront retrouver des modèles, des parcours, des erreurs, des réussites et des raisons d’espérer.

À travers ces histoires, il s’agit de rappeler qu’aucun destin n’est écrit à l’avance et que les grandes réalisations commencent souvent par une décision : celle d’oser.

Un projet à soutenir

« Petits hommes, petites femmes : empreinte de géants » est appelé à se décliner en plusieurs tomes. Pour donner à cette ambition éditoriale les moyens de ses objectifs, l’équipe porteuse du projet lance un appel aux investisseurs privés, éditeurs indépendants, mécènes et institutions désireux d’accompagner la production et le lancement de cet ouvrage.

Soutenir ce projet, ce n’est pas seulement financer un livre.

C’est contribuer à sauvegarder une mémoire, à valoriser des parcours et à transmettre aux générations futures une part de leur patrimoine humain et culturel.

Parce qu’un peuple qui connaît ses héros sait mieux d’où il vient.

Et parce qu’un peuple qui transmet son histoire donne à sa jeunesse les moyens de construire la suite.

Les géants d’hier ont laissé leurs empreintes. À nous désormais de faire en sorte qu’elles ne disparaissent jamais.

 Serge Doh, fils Wê, ancien champion d’Afrique d’athlétisme


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