Les habitants de Kobakro, un sous-quartier d’Abobo-N’Dotré, dans le nord d’Abidjan, sont encore sous le choc après la mort de D.A., un homme de 57 ans, tué à coups de couteau. Son épouse, K.A., âgée de 38 ans, est soupçonnée d’être l’auteure des faits, selon une publication de la plateforme Police Secours en date du 4 septembre 2026. La mise en cause est actuellement à la disposition de la Police criminelle pour les besoins de l’enquête.
Les faits se sont déroulés le 1er septembre 2026, aux environs de 9 heures, au cours d’une dispute entre DA et son épouse au sujet de la gestion des affaires familiales, selon les premières informations recueillies par les policiers.
Une scène de ménage qui vire au drame
Aux environs de 21 heures, les éléments du commissariat du 41e arrondissement de N’Dotré sont alertés pour une scène de ménage dans une habitation du quartier Kobakro. Mais à leur arrivée, l’officier de permanence découvre plutôt une scène de crime. Le corps sans vie d’un homme gît dans une chambre. Il s’agit de DA, le propriétaire des lieux. Le corps présente des blessures à l’abdomen et au bras, qui seraient dues à des coups de couteau. La Police criminelle, la Police scientifique ainsi que le corps médical se rendent sur place pour procéder aux constatations d’usage. L’épouse de la victime et FD, la domestique du couple, sont présentes sur les lieux.
Un couteau à la main
Que s’est-il réellement passé ?
Interrogée par les policiers, FD explique qu’elle se trouvait sous la douche lorsqu’elle a entendu des cris provenant de la chambre principale. Ne pouvant voir ce qui s’y déroulait, elle poursuit ses activités. Quelques instants plus tard, elle aperçoit toutefois sa patronne sortir de la chambre, un couteau à la main. L’arme est couverte de sang. Dans la chambre, son mari est grièvement blessé.
L’homme succombe à ses blessures quelques minutes plus tard. Pendant ce temps, la vie suit son cours dans le voisinage. Aucun habitant ne semble se douter du drame qui vient de se produire dans la villa de quatre pièces occupée par le couple. Selon les premières informations, la dame aurait interdit à son employée d’alerter les voisins.
Faire croire à un suicide
Face à la situation, KA aurait cherché à faire croire que son mari s’était suicidé. Elle aurait demandé à son employée de maison de l’aider à soutenir cette version des faits. Mais FD refuse de participer à cette mise en scène. Son premier plan ayant échoué, KA aurait alors envisagé de simuler une agression dans le quartier. Pour rendre cette version crédible auprès des enquêteurs, il aurait fallu déplacer le corps hors de la maison.
Elle aurait sollicité l’aide d’un jeune homme, qui aurait également refusé de lui rendre ce service. K.A. est ainsi contrainte de conserver le corps de son mari dans la maison jusqu’à l’arrivée de la police, alertée aux environs de 21 heures.
La colère aurait pris le dessus
Les soupçons se portent rapidement sur KA à la suite des déclarations de son employée de maison. Interrogée à son tour, la femme aurait fini par reconnaître les faits. Une dispute aurait éclaté avec son époux autour de la gestion des affaires du couple. Le ton serait monté entre les deux conjoints avant que la colère ne prenne le dessus. Dans la foulée, elle se serait saisie d’un couteau de cuisine avec lequel elle aurait porté plusieurs coups à son mari.
Au cours de leurs investigations, les policiers découvrent un couteau qui serait l’arme présumée du crime. Des vêtements que KA aurait portés au moment des faits auraient également été retrouvés avec des traces de sang. Ces éléments renforcent les soupçons qui pèsent sur elle.
KA a été interpellée par les éléments du commissariat du 41e arrondissement de N’Dotré, puis mise à la disposition de la Direction de la Police criminelle pour la suite de l’enquête.
Diomandé Karamoko





