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L’IA traite la maladie et le médecin soigne le malade

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L'arrivée de l'intelligence artificielle dans nos vies nous invite à repenser les paradigmes qui fondent nos convictions et nos actions sous peine de devenir, pour les humanoïdes dopés à l'IA, ce que les singes sont pour les humains d’aujourd’hui. Cette réflexion est particulièrement urgente en médecine. L’IA est désormais capable d’analyser des volumes considérables de données, de comparer des milliers de situations similaires, d’évaluer différents scénarios thérapeutiques et recommander une conduite à tenir de plus en plus pertinentes avec une rapidité et une précision, difficilement accessibles à un être humain. Dans plusieurs domaines, ses performances dépassent déjà celles des professionnels de santé.

Si la pratique médicale s’en tient à l’approche mécanique et matérialiste qui domine la médecine conventionnelle, le médecin risque donc de perdre progressivement une partie de sa valeur ajoutée et est promis à une obsolescence rapide. Pour qu’il survive et que sa mission trouve un second souffle, il est urgent de bouleverser, voire de révolutionner, les fondements sur lesquels il bâtit ses actes.

La survie du médecin ne dépendra donc pas de sa capacité à rivaliser avec la puissance de calcul de l’IA. Elle dépendra de son aptitude à redéfinir sa mission et à prendre en charge ce que la technologie ne peut appréhender qu’imparfaitement : la personne dans sa globalité, avec son corps, son histoire, ses émotions, ses croyances, ses relations et son environnement.

Tout commence par une question fondamentale : qu’est-ce que l’être humain dont la médecine entend prévenir ou corriger les défaillances que nous appelons maladies ?

L’être humain n’est pas seulement un organisme dont les fonctions peuvent être altérées. Il est aussi une personne qui interprète ce qui lui arrive, éprouve de la peur ou de l’espoir, donne un sens à sa maladie et réagit au traitement en fonction de son histoire, de ses convictions et de la confiance qu’elle accorde à ceux qui la soignent.

Il possède ainsi deux dimensions indissociables : une dimension matérielle, le corps, et une dimension immatérielle, qui englobe notamment ses pensées, ses émotions, ses représentations et ses croyances. S’il est possible de distinguer ces deux dimensions pour mieux les étudier, les prendre individuellement conduit nécessairement à une compréhension réductrice de l’être humain.

Or, la médecine occidentale s’est principalement construite autour de l’étude du corps, souvent envisagé comme une machine susceptible de connaître des défaillances : un médicament compense un déficit, une intervention chirurgicale corrige une lésion, une prothèse remplace une articulation et un implant soutient une fonction devenue insuffisante. La dimension immatérielle y occupe une place plus limitée et, lorsqu’elle est prise en compte, elle l’est encore souvent selon une logique linéaire de cause à effet.

Cette approche mécaniste a néanmoins permis des avancées considérables, parmi lesquelles la chirurgie moderne, l’imagerie médicale, la transplantation, la réanimation, les traitements anti-infectieux et de nombreuses thérapies ciblées. Elle a donc démontré toute son utilité, mais aussi ses limites : aussi performante soit-elle, elle ne suffit pas à rendre compte de l’être humain dans sa globalité. D’autres civilisations ont ainsi développé des conceptions plus intégratives de la santé et de la maladie, qui peuvent être regroupées en six grandes traditions médicales :

1. Celle qui cherche l’équilibre entre matière et esprit (Tai Chi, Qi Gong, yoga) ;

2. Celle qui privilégie l’énergie (reiki, magnétisme) ;

3. Celle qui explore la relation corps-esprit par le prisme de la psyché (psychanalyse, psychiatrie, hypnose) ;

4. Celle fondée sur des logiques philosophiques (médecine ayurvédique, médecine traditionnelle chinoise) ;

5. Celle, intégrative, qui considère l’humain comme un élément de la nature (phytothérapie, gemmothérapie, homéopathie, aromathérapie) ;

6. Enfin, la médecine occidentale elle-même, centrée sur le corps-objet.

Il ne s’agit ni de les placer sur un pied d’égalité ni de les hiérarchiser arbitrairement. Il convient plutôt d’examiner chacune d’elles avec discernement, d’en reconnaître les éventuels apports et d’en évaluer rigoureusement l’efficacité, les limites et les risques. Une médecine véritablement ouverte ne doit être ni crédule ni dogmatique : elle doit rester attentive à l’expérience humaine tout en conservant les exigences indispensables à la protection du patient.

Les effets placebo et nocebo illustrent de manière particulièrement claire l’influence que les attentes, les croyances et le contexte relationnel peuvent exercer sur l’expérience des symptômes.

L’effet placebo ne signifie pas qu’une maladie serait imaginaire ni que la volonté suffirait à la guérir. Il montre que la perception de la douleur, du soulagement ou de certains symptômes peut être modulée par les attentes du patient, la confiance accordée au traitement et la qualité de la relation thérapeutique. À l’inverse, l’effet nocebo montre que la peur, la défiance ou l’anticipation d’un effet indésirable peuvent aggraver certains symptômes ou en favoriser la perception.

L’exemple du supporter passionné par son équipe de football permet de comprendre simplement cette interaction. Assis devant son téléviseur, il ne participe matériellement pas au match. Pourtant, lorsque son équipe est en difficulté, son cœur s’accélère, sa respiration se modifie et la sueur peut apparaître sur son front. Lorsqu’un but est marqué, il bondit de son fauteuil et reproduit parfois spontanément le geste du joueur. Une représentation mentale suffit donc à provoquer une réponse corporelle réelle.

L’influence fonctionne également dans l’autre sens. Une douleur persistante, une fièvre prolongée, une fatigue importante ou une maladie chronique peuvent altérer l’humeur, réduire la motivation et transformer la manière dont une personne perçoit son avenir. Le corps agit sur l’esprit comme l’esprit agit sur le corps.

C’est précisément dans cet espace d’interaction que le médecin conserve un rôle irremplaçable. L’IA peut contribuer au diagnostic et au choix du traitement, mais elle ne vit pas la rencontre humaine. Elle peut reproduire certaines formulations empathiques, sans éprouver elle-même l’empathie. La communication non verbale devient sa plus grande faiblesse face à l’humain quand on sait que l’écoute, le regard, le choix des mots, la compréhension des craintes et la confiance créée par le médecin peuvent modifier la manière dont le patient comprend sa maladie, accepte son traitement et mobilise ses propres ressources.

La parole médicale n’est donc pas un simple accompagnement du traitement : elle en constitue souvent l’un des éléments actifs.

Les effets placebo et nocebo nous enseignent autre chose : il n'y a pas meilleur réparateur du corps que le corps lui-même qui est en permanence en mode autoréparation. Il possède d’extraordinaires capacités d’adaptation, de régulation et de réparation. Une plaie cicatrise, un os fracturé se consolide, le système immunitaire combat de nombreux agents infectieux et différents mécanismes maintiennent en permanence la température, la pression artérielle, la glycémie, l’équilibre hydrique et de nombreuses autres fonctions.

Tout se passe comme s’il y avait une intelligence du corps indépendante de la volonté de l’individu qui régissait toutes ces fonctions depuis la conception. Par elle, l’organisme capte dans son environnement les éléments nécessaires à sa formation puis à sa croissance, aboutissant, chez l'adulte, à la coexistence d'environ trente-neuf mille milliards de cellules. Mieux : cette intelligence du corps met à son service et régule le fonctionnement de quelque trente mille milliards de bactéries, levures et autres micro-organismes qui, dans le tube digestif, entretiennent avec le corps une relation gagnant-gagnant : le corps leur offre le gîte et le couvert ; en contrepartie, elles l'aident en particulier à digérer les aliments ingérés.

S’ajoute au microbiote intestinal les dizaines de milliards de micro-organismes du microbiote cutané, formant ainsi un ensemble de microorganismes dont le nombre peut même excéder de jusqu’à 30 %, le nombre de cellules du corps humain. Cette coexistence rappelle que tous les micro-organismes ne sont pas des ennemis. L’asepsie demeure indispensable dans les soins et la chirurgie pour prévenir les infections. En revanche, l’usage excessif ou inadapté de produits antiseptiques et d’antibiotiques peut perturber les équilibres microbiens. Une antibiothérapie à large spectre peut, par exemple, altérer le microbiote intestinal et provoquer des troubles digestifs. La bonne médecine ne consiste donc pas à détruire indistinctement les micro-organismes, mais à combattre ceux qui sont dangereux tout en préservant autant que possible les équilibres utiles. L’existence d’une forme d’« intelligence du corps », capable d’assurer sa stabilité dynamique— ou homéostasie — paraît difficilement contestable. Les mécanismes physicochimiques et les boucles de rétrocontrôle qui assurent cette régulation peuvent être considérés comme autant de manifestations de cette intelligence. Il en va-t-ainsi de l’action complémentaire du système nerveux sympathique, qui prépare notamment l’organisme à l’effort et à l’action, et du système nerveux parasympathique, qui favorise le repos et la récupération. La même logique d’équilibre s’observe dans l’action conjointe des substances vasoconstrictrices et vasodilatatrices, qui contribuent à adapter en permanence la circulation sanguine aux besoins de l’organisme.

A cela s’ajoute le fait que le corps est en constant renouvellement ; toujours pareille jamais le même un peu comme une rivière que l’on regarde. Son lit ne change pas mais son eau se renouvelle en permanence. Tout ceci laisse penser que la matière est organisée par une intention, une énergie vibrante indispensable au maintien de sa cohérence et de sa cohésion

Admettre l’existance de cette intelligence corporelle — donc une intention — derrière l'organisation de la matière revient à reconnaitre une vérité ontologique : « Au commencement était le Verbe » ; à l'origine de la matière se trouve une énergie vibrante.

Dans cette perspective, le parallèle avec la physique quantique est éclairant puisque selon elle, une particule est à la fois matière et onde — matière et vibration. On peut donc émettre l’hypothèse selon laquelle l'intelligence corporelle ne serait que la version vibratoire, donc énergétique, du corps humain. La matière s'organiserait autour de champs vibratoires, de champs d'énergie — ce qui fonde la légitimité de la médecine énergétique.

Poussée dans ce sens, la réflexion conduit à un autre principe de la physique quantique à savoir le principe de superposition ou effet de l'observateur. En résumé — très grossièrement —, une onde devient particule sous l'effet de l'observation. Autrement dit, la réalité donc le monde de la matière ne se définit que par rapport aux informations que nos sens nous en transmettent. Nous qui ne voyons ni les ultraviolets ni les infrarouges, qui n'entendons ni les infrasons ni les ultrasons, nous décrirons un objet ou un son tout autrement que l'animal capable de percevoir ces spectres. La réalité n’a de réel que ce que nos sens nous permettent de percevoir et cette réalité ne devient qu’illusion perçue par les sens d’une autre espèce.

Cette transposition de certains postulats de physique quantique, qui s’appliquent à l’infiniment petit, au paquet de matière que constitue le corps humain doit être prudente mais cette prudence ne diminue pas la portée de la réflexion. Elle permet au contraire de distinguer clairement trois niveaux : ce que la science démontre, ce que l’expérience humaine suggère et ce que la philosophie propose comme interprétation. Le médecin de demain devra être en mesure de proposer une synthèse des trois dans son approche thérapeutique.

Le pilotage de l’homéostasie du corps humain par cette intelligence corporelle, pousse à se demander si elle agit en toute autonomie ou pas. La réponse est vite trouvée car le corps humain n’existe pas indépendamment de son environnement. Il échange continuellement de la matière et de l’énergie avec ce qui l’entoure. Les atomes de carbone, d’hydrogène, d’oxygène et d’azote qui le composent ont appartenu, avant lui, à d’innombrables organismes et continueront leur cycle après lui. Comme l’exprime la formule attribuée à Lavoisier, rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme.

Une molécule d’eau présente dans un organisme humain peut provenir d’une rivière, elle-même alimentée par la pluie, laquelle résulte de l’évaporation des océans, des sols et des êtres vivants. Cette circulation permanente montre que les frontières entre l’être humain et la nature sont moins absolues qu’elles ne le paraissent. Nous ne sommes pas simplement déposés dans le monde : nous sommes constitués par les mêmes éléments que lui et participons aux mêmes cycles. C’est sur cette compréhension des choses que s’appuient les spécialités de la médecine intégrative.

À partir de cette interdépendance, certaines traditions philosophiques et spirituelles affirment l’existence d’une conscience universelle qui régirait aussi bien le microcosme que le macrocosme. La conscience humaine serait alors une expression singulière dans la pluralité du manifesté de cette conscience universelle. Cette idée représente une hypothèse métaphysique permettant de penser l’unité du vivant, la notion de conscience et la place de l’être humain dans l’univers. Toute ces notions ramènent à l'assertion qui stipule que le tout est dans l’un et le un est dans le tout. La conscience universelle s’exprime dans la conscience individuelle corporelle qui elle n’est qu’une émanation, une manifestation une matérialisation une incarnation de la conscience universelle.

À ce stade du raisonnement et sur la base d’une conscience individuelle corporelle émanation d’une conscience universelle, un autre paradigme doit être questionné : celui qui attribue au cerveau la faculté de générer des pensées. Il semble plus approprié de le concevoir comme un récepteur, un capteur de fréquences qu'il traduit en pensées, à la manière dont un poste de radio ou une télévision captent des ondes et les traduisent en sons et en images. Si nos pensées diffèrent et nous envahissent souvent à notre inssue, c’est que la fréquence qu’un cerveau peut capter dépend de son niveau vibratoire, lui-même déterminé par l’état psychosomatique du corps. Le vide qui nous entoure devient alors le champ de toutes les possibilités, dans lequel notre cerveau sélectionne ce qui correspond à notre état vibratoire. Celui qui aime la littérature ne tombera sur une émission littéraire que s’il choisit la fréquence de la chaine qui diffuse cette émission. Pour pouvoir faire l’expérience d’un état particulier de conscience il faut que le niveau vibratoire de votre être soit en adéquation avec ce dont vous voulez faire l’expérience

Cette conception n’est pas nouvelle : elle est au cœur des techniques de visualisation, de la loi de l’attraction, ou de ce que les neuropsychologues nomment les « prophéties autoréalisatrices ». La conscience universelle étant le champ de tous les possibles, elle est aussi le champ où se construit notre futur. Chercher l’amour, ce n’est pas se rêver en princesse ou prince charmant, c’est s’incarner dans l’expérience de la femme ou de l'homme comblé(e) d’amour, comme le supporter qui vit le match de l’intérieur, ou le sportif qui, avant la compétition, se projette dans chaque instant de sa course pour extraire du champ des possibles la performance souhaitée.

Le médecin de demain devra précisément aider ses patients à mobiliser leurs ressources mentales sans les enfermer dans l’illusion. Il devra soutenir l’espoir tout en maintenant le principe de réalité, encourager l’action sans culpabiliser et transformer les aspirations en objectifs accessibles

Il faut cependant préserver cette idée de toute interprétation excessive. La volonté ne supprime ni les contraintes biologiques ni les réalités sociales et environnementales. Un homme de soixante ans ne deviendra pas danseuse étoile par la seule force de la visualisation et de sa volonté. De même, on ne peut attribuer à un malade la responsabilité de sa maladie au motif qu’il n’aurait pas pensé de manière suffisamment positive. Le corps qui fonctionne sans nous demander notre avis de façon quasi totalement autonome, — détermine le champ de captation du cerveau, bien plus efficacement que notre volonté et le principal déterminant de ce champ est la force électromagnétique du corps. Le système nerveux est le vecteur du champ électrique – on l’expérimente en se cognant le coude. Quant au champ magnétique, il est guidé et amplifié par le fer, présent en abondance dans le foie où se trouve la réserve et le sang, qui en transporte 70% via l’hémoglobine. En circulant, le fer contribue à l’existence de ce champ magnétique dont l’intensité est partiellement influencé par la vitesse du sang. Les boucles de tendances inverses évoquées plus haut se manifestent également entre l’énergie électrique qui repousse et l’énergie magnétique qui attire. Est-ce pour cela que, dans l'inconscient collectif, le cœur — pompe du sang — est le siège des sentiments et de l'amour, d'un amour inconditionnel, puisque le sang irrigue toutes les parties du corps sans favoritisme ? Est-ce aussi là que se situe le sens du sang dans la célébration de l'eucharistie — « Prenez et buvez-en tous », symbole de l'alliance éternelle, donc de l'amour universel et inconditionnel prôné par le Christ ? Cette incursion dans le spirituel n’est pas fortuite : Elle peut enrichir notre compréhension de l’expérience humaine sans être présentée comme un mécanisme physiologique. Et surtout elle souligne que le médecin de demain, vaincu sur le terrain mécanique par l’IA, devra élargir son savoir aux dimensions millénaires et transcivilisationnelles de l’humain. Sur le terrain de l’analyse biologique, de la reconnaissance d’images et du traitement de données, il sera probablement dépassé par l’intelligence artificielle. Mais il conservera un avantage essentiel s’il devient capable d’articuler plusieurs formes de compréhension : la connaissance scientifique du corps, l’écoute de la vie psychique, la prise en compte de l’environnement social, le respect des croyances du patient et la compréhension des dimensions symboliques ou spirituelles de son existence.

Il ne s’agit pas d’abandonner la médecine fondée sur le traitement du corps . Il s’agit de l’inscrire dans une conception plus large du soin. À l’image du monde politique qui évolue d’un ordre unipolaire vers un système multipolaire, la médecine conventionnelle devra sortir de sa vision restreinte de l’être humain. Cette ouverture ne signifie ni renoncer à la rigueur ni accepter toutes les affirmations sans preuve. Elle exige au contraire davantage de culture, de méthode et d’esprit critique.

Le médecin ne devra pas opposer la science aux savoirs anciens, mais apprendre à les examiner avec discernement. Il devra recourir à, ce qui peut être utile comme pratique complémentaire en tenant compte des savoirs philosophiques, de la spiritualité et des croyances personnelles. En d’autres termes

Le médecin de demain gardera son utilité en accomplissant ce que la technologie ne peut faire seule : rencontrer une personne, comprendre ce que la maladie signifie pour elle, inscrire le traitement dans son histoire et mobiliser, autour des données scientifiques, les forces psychologiques, relationnelles, sociales et spirituelles susceptibles de soutenir sa guérison ou de l’aider à vivre avec sa maladie.

L’intelligence artificielle pourra devenir un remarquable docteur de la maladie. Il appartiendra au médecin de rester le guérisseur du malade.

Jean-Antoine Zinsou


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