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Côte d’Ivoire. « Une jeune fille instruite deviendra une femme agissante » (Dominique Ouattara)

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La Première Dame de Côte d’Ivoire, Dominique Ouattara a officiellement lancé, le jeudi 4 juin 2026, la campagne nationale « Une Fille qui Apprend, Une Femme qui Gagne » (FAFG). L’initiative, qui vise à faire de l’investissement en faveur des filles et des femmes un levier de transformation sociale et économique en Côte d’Ivoire, repose sur trois piliers : l’éducation des filles, l’entrepreneuriat et l’inclusion financière des femmes, ainsi que la lutte contre les violences basées sur le genre.

Cette campagne est portée par la Banque mondiale, le Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA), la plateforme Femme Afrique 2.0 et le gouvernement ivoirien. La Côte d’Ivoire figure parmi les 14 pays africains prioritaires pour la mise en œuvre accélérée de la stratégie genre du Groupe de la Banque mondiale. Championne désignée de l’initiative, la Première Dame a rappelé ses convictions : « J’ai toujours pensé qu’une jeune fille instruite deviendra plus tard une femme agissante pour sa famille, sa communauté et son pays ». Elle a également évoqué le Fonds d’appui aux Femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI), lancé en 2012, qui a permis à plus de 430 000 femmes de créer leur activité. « Le FAFCI n’est pas qu’un simple filet de sécurité, il s’agit bel et bien d’un tremplin économique pour nos sœurs », a-t-elle affirmé.

Des témoignages marquants

La cérémonie a été ponctuée de témoignages marquants. Djamila, 10 ans, 2e admis national au Certificat d’études primaires et élémentaires 2026, a lancé à l’assemblée : « Dans mon sac, il n’y a pas que des cahiers. Il y a mon futur ». Fanta Diakité, bénéficiaire du FAFCI depuis 2018, a raconté comment un premier prêt de 100 000 francs l’a conduite à construire sa propre boutique. Adelize Adaye, sage-femme diplômée d’État après avoir surmonté une fistule obstétricale à 17 ans, a conclu : « Croyez en vous. N’abandonnez jamais vos rêves ».

Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, a mis les chiffres en perspective : en Côte d’Ivoire, 26 % des adolescentes ne sont ni scolarisées ni en emploi, contre 8 % des garçons. « Si on investit dans une jeune fille, vous multipliez votre investissement par six », a-t-elle lancé.

La journée s’est achevée par un panel sur le thème « Autonomisation des filles et des femmes en Côte d’Ivoire : pourquoi s’engager ? », suivi de spectacles de danse et d’humour.

Claude Eboulé


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