publicité

Politique

Rapprochement CEDEAO – AES. Lansana Kouyaté en négociateur

Publié le :

Lansana Kouyaté a pris la route. Le négociateur en chef désigné par la CEDEAO pour renouer le dialogue avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger était reçu le jeudi 30 avril 2026 à Abidjan par le Président ivoirien Alassane Ouattara. C’est la première étape avant sa tournée dans les trois capitales des trois pays de l'Alliance des États du Sahel (AES), rapporte une note d’information de la présidence.

L'entretien s'est tenu au Palais présidentiel. Lansana Kouyaté est venu informer officiellement le Chef de l'État ivoirien du lancement de sa mission et recueillir ses orientations.

À l'issue de l'audience, le négociateur a livré la teneur des échanges. « Le Président se pose des questions : pourquoi tout cela alors que ce n'est pas nécessaire ? Pourquoi décider de créer l'AES et de quitter la CEDEAO ? », a-t-il rapporté. Avant d'ajouter : « une erreur commise, reconnue d'une façon ou d'une autre, peut être rattrapée. C'est le souhait du Président, c'est le mien et celui de la CEDEAO. »

Nommé le 25 mars 2026 par le président en exercice de la CEDEAO Julius Maada Bio, Lansana Kouyaté dispose d'un mandat de trois mois renouvelables. Ancien secrétaire exécutif de l'organisation entre 1997 et 2002, puis représentant spécial des Nations unies, il connaît les rouages de l'institution de l'intérieur. La CEDEAO lui fixe trois objectifs : rapprocher les positions entre les deux blocs, explorer les voies d'un retour des pays sahéliens ou, à défaut, encadrer une séparation sans rupture brutale.

La défiance demeure

Depuis leur retrait officiel en janvier 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont constitué l'Alliance des États du Sahel, en dénonçant les sanctions de la CEDEAO et ce qu'ils perçoivent comme une ingérence extérieure. La rupture institutionnelle n'a pas supprimé tous les liens : la libre circulation des personnes et des biens reste en vigueur entre les deux ensembles. Mais la défiance demeure. Les trois pays, engagés dans un rapprochement militaire avec la Russie, contestent la neutralité de l'organisation régionale. Plusieurs tentatives de médiation antérieures ont échoué.

Le 25 avril 2026, soit cinq jours avant l'entretien d'Abidjan, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et les rebelles du Front de libération de l'Azawad ( FLA) ont mené des attaques coordonnées simultanément sur Bamako, Kati, Gao, Mopti, Sévaré et Kidal. Le ministre malien de la Défense, le colonel Sadio Camara, a été tué à son domicile de Kati par un attentat-suicide au véhicule piégé. La ville de Kidal est tombée aux mains des assaillants. C'est dans ce Mali-là que Lansana Kouyaté s'apprête à se rendre.

Doutchin Diarra


GENERATED_OK



publicité

FIL INFO

2 mai 2026

Coopération Guinée–Russie : Conakry renforce ses capacités militaires

2 mai 2026

Une cour d’appel suspend provisoirement l’envoi postal de la pilule abortive aux États-Unis

2 mai 2026

Trois présumés bandits arrêtés après un cambriolage à la cure Saint‑Théophile à Kinshasa

2 mai 2026

Attaques du 25 avril : le parquet militaire évoque des complicités internes et cite Oumar Mariko

2 mai 2026

Un responsable iranien juge “probable” une reprise de la guerre avec les États-Unis



Fanico

‎Daouda Coulibaly 31 mars 2026
Non à l'exposition publique des plaques d'immatriculation
Claude Sahy 26 mars 2026
Avec Alassane Ouattara, les résultats concrets d’un diplomate exceptionnel
Gbi de Fer 22 février 2026
Gbi de Fer : « Raymonde Goudou, je t’avais prévenue »
Mandiaye Gaye 12 janvier 2026
À propos de la révision de la constitution et la réforme des institutions.


publicité
publicité