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Politique

Côte d’Ivoire. Justice. Assalé Tiémoko entre hôpital et prison

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Assalé Tiémoko Antoine, le président du mouvement politique Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI), placé en garde à vue alors qu'il avait fait des malaises cardiaques pendant un très long interrogatoire, a vu sa mesure de garde à vue levée le jeudi 23 avril en fin d'après-midi.

L’information a été donnée par le bureau exécutif national du parti via un communiqué. Selon les informations transmises, le procureur de la République adjoint, Abou Chérif, s'est rendu en personne au chevet de l'élu, accompagné du commissaire chargé de l'enquête, pour lui notifier la levée de sa garde à vue.

Cette affaire, on peut le dire, a connu des rebondissements spectaculaires. L’ex député a été très longuement auditionné, du mercredi 22 au jeudi 23 avril, dans les locaux de la Préfecture de Police d’Abidjan, sur ordre du Procureur de la République, avant d’être conduit à l’Institut de cardiologie d’Abidjan suite à des malaises.

Selon les premiers communiqués de son parti ADCI, le Procureur l’avait autorisé à regagner son domicile à sa sortie de l’hôpital. Mais à 9 h, l’information de sa mise en garde à vue et de son déferrement devant le Parquet, lui a été notifiée, avant de finalement connaître un nouveau rebondissement plus tard dans la soirée du même jeudi. Le journaliste et acteur politique avait été entendu dans les locaux de la Préfecture de police d’Abidjan, le mercredi 22, de 10h à 23 h 55 mn, par un commissaire et un procureur.

Pour rappel, Assalé Tiémoko Antoine est un homme politique, journaliste d'investigation et activiste ivoirien. Fondateur de la publication satirique L'Éléphant déchaîné, il a été député et maire de la ville de Tiassalé, située au nord d’Abidjan, la capitale économique du pays. Il a été candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025, et s’est présenté aux législatives dans la circonscription de Tiassalé où il a obtenu 45,9% des voix contre 52,4 % pour son adversaire - dont il conteste la victoire.

Il est reproché à Assalé Tiémoko les griefs de trouble à l’ordre public, d’incitation à la révolte, de discrédit sur les institutions et diffusion de fausses nouvelles. Selon le site Enquête Média, le cœur de l’audition aurait porté principalement sur une interview accordée au média ActuPeople à la mi-mars, à Paris. « Les enquêteurs ont passé au crible chaque déclaration faite lors de ce passage dans la capitale française, y décelant des éléments susceptibles de fragiliser la stabilité institutionnelle » rapporte le média.

L’on ignore à cet instant si les charges retenues contre le leader de ADCI sont abandonnées ou maintenues.

Marie-Claude N’da


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