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Côte d’Ivoire. Des amendes pour sanctionner les funérailles coûteuses

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Pour freiner les funérailles grandioses, coûteuses et appauvrissantes dans les quatorze villages de la sous-préfecture de Danguira, dans le département d’Alépé, au Sud de la Côte d’Ivoire, les chefs des villages de cette entité administrative viennent d’adopter des mesures réglementaires.

Il s’agit de la période de conservation des corps à la morgue qui est désormais de 14 jours maximum, de l’interdiction de pagnes-uniformes fantaisistes (un uniforme unique de couleur rouge-noir ou blanche est autorisé). Les levées de corps et les transferts dans les villages d’origine des défunts se feront les samedis matins. Toutes ces mesures, aux dires de Nanan Anin Mathurin, président de l'Union des chefs de la sous-préfecture de Danguira, visent donc à minimiser les dépenses liées aux funérailles. Il explique que souvent, faute de moyen financier, certains parents de défunts vont jusqu’à hypothéquer ou vendre leurs plantations de palmier à huile, hévéa ou cacaoyer.

Pour montrer leur détermination à faire respecter ces nouvelles mesures, ces têtes couronnées ont instauré des amendes qui sont de 500 000 et 250 000 F CFA respectivement pour le non -respect des jours de levée de corps et du port de l’uniforme.

Des habitants des villages de cette sous-préfecture se sont prononcés sur la question.

Benjamin Achi, fonctionnaire : Ces décisions vont instaurer plus de discipline et renforcer la cohésion sociale

« Ces décisions salutaires vont instaurer plus de discipline, réduire les dépenses et renforcer la cohésion sociale. Toutefois, elles révèlent une faiblesse majeure : son décalage notamment les difficultés d’accès liées à l’état des routes ainsi que les spécificités socioculturelles des populations pour qui les funérailles représentent souvent les rares moments de rassemblement, de réjouissance et de valorisation sociale ».

Yapo Miacou, enseignant à la retraite :

Les funérailles ruinent effectivement des familles

« Sincèrement, ces décisions sont les bienvenues parce que les funérailles coûtent cher et ruinent des familles. Pour un besoin de 800 à un million de francs CFA, des gens mettent en gage leurs plantations pour 5 à 7 ans. Des parents ont été ainsi dépossédés de leurs plantations. Cela fait vraiment pitié »

Yapi Affiba, ménagère :

Ces décisions vont mettre fin à aux histoires de concurrence

« Des familles aux revenus modestes veulent faire comme celles qui ont les grands moyens. Nous assistons donc à une sorte de concurrence. Ces décisions que je salue, vont mettre fin à cette concurrence. Nous pouvons enterrer nos morts selon nos moyens ».

E. Odette, sans emploi :

Que ces amendes soient effectivement appliquées

« J’encourage et je félicite nos chefs de village pour ces décisions inédites et historiques. Je souhaite que les amendes soient effectivement appliquées à tous ceux qui ne respecteront pas les mesures arrêtées ».

Tanoa Josiane

Correspondant à Alépé


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