Au Salon international de l’agriculture qui se tient à Paris, le ministre Bruno Koné a signé, le lundi 23 février 2026, des mémorandums d'entente avec AGRIMUNDI et MAS Seeds, deux entreprises françaises spécialisées dans la recherche appliquée et le transfert de technologies agricoles ainsi que dans la production de semences de haute qualité.
Pour cette 62ᵉ édition, la Côte d'Ivoire n'est pas un simple exposant : elle est l'invitée d'honneur. A ce titre, aux côtés de la France, la première puissance agricole d'Afrique de l'Ouest a co-inauguré le Salon International de l'Agriculture le 21 février 2026, en présence du Président Emmanuel Macron. Dès l'entrée, son stand imposant de 445 m², niché au pavillon 7.1, plonge les visiteurs au cœur de ses richesses agricoles : cacao, café, anacarde, fruits tropicaux… Chaque filière emblématique était mise en lumière à travers des démonstrations, des conférences et des rencontres professionnelles. Ce même jour, le ministre de l'Agriculture, Bruno Nabagné Koné, arpentait les allées, s'arrêtant notamment devant le stand du Conseil Coton Anacarde Karité. Il y a salué la diversité des productions et l'esprit d'innovation, réaffirmant l'engagement du gouvernement à soutenir la transformation locale et à attirer les investisseurs internationaux.
Mais l'événement a surtout été marqué par une série d'engagements concrets. Dans ce même pavillon, en présence de la ministre française de l'Agriculture, Annie Genevard, Bruno Koné a signé deux accords majeurs. Le premier a été scellé avec AGRIMUNDI, un expert de la recherche appliquée et du transfert de technologies agricoles. Le second a lié les destinées avec MAS Seeds, une référence dans la production de semences de haute qualité. Ces signatures ne sont pas de simples protocoles ; elles incarnent une véritable stratégie de montée en puissance technologique.
Le partenariat avec AGRIMUNDI repose sur un partage d'innovations, de connaissances et de savoir-faire en ingénierie pour doper la compétitivité des filières ivoiriennes. Dans un premier temps, l'accent sera mis sur les cultures vivrières à fort impact social. Puis, à moyen terme, le champ d'action s'élargira à la valorisation de la biomasse et aux solutions bioénergétiques, avec l’ambition de faire de la Côte d'Ivoire un pôle régional d'innovation agricole. De son côté, MAS Seeds prendra en charge le volet technique et opérationnel, tandis que le ministère facilitera l'accès aux terres et fournira les données locales indispensables. La filière maïs a d'ores et déjà été identifiée comme une priorité immédiate.
L'enjeu est à la mesure du secteur : en Côte d'Ivoire, l'agriculture représente 22 % du PIB et fait vivre 60 % de la population active. Au-delà de la simple vitrine commerciale, le pays est venu chercher ici l'inspiration et l'expertise pour rendre son agriculture plus compétitive, durable et mieux intégrée aux chaînes de valeur mondiales. « La vitalité et les performances de notre secteur agricole témoignent de notre force collective. Cette diversité nous permet de consolider notre leadership, de faire de l'agriculture un vrai moteur économique et un facteur d'apaisement social. », a déclaré Bruno Nabagné Koné. Un sentiment partagé par Annie Genevard, qui a ajouté : « je salue cette coopération exemplaire. Ensemble, nous avons l'opportunité de bâtir des partenariats solides, porteurs de croissance et de prospérité partagée. »
La participation ivoirienne ne s'arrête pas à ces signatures prometteuses. Le 26 février, une journée spéciale sera consacrée au pays, sur le thème « Créativité et innovation continues au service d'une agriculture ivoirienne résiliente ». Autour du ministre Koné, ses collègues en charge des Ressources animales, des Eaux et Forêts et des Productions vivrières animeront une conférence de haut niveau, ouverte aux investisseurs du monde entier.
Placé sous la bannière « Générations Solution », le Salon qui réunit près de 1 100 exposants, avec 30 pays représentés (dont 12 pavillons institutionnels) jusqu'au 1ᵉʳ mars, bat son plein. Abidjan y a déjà obtenu deux accords. Et à en juger par le programme chargé qui attend ses autorités présentes, ce n'est probablement qu'un début.
Doutchin Diarra






