Le parti Ensemble Pour le Gabon (EPG) a réagi avec fermeté à la décision de la Haute autorité de la communication (HAC) d’ordonner, le 17 février 2026, la suspension immédiate des réseaux sociaux sur tout le territoire national. Exprimant sa «consternation et (son) indignation», la formation politique dirigée par l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze regrette une violation flagrante des libertés fondamentales inscrites dans la Constitution gabonaise, notamment la liberté d’expression, de communication, d’opinion, d’information et d’entreprendre pour les opérateurs numériques et les citoyens.
Face à l’annonce de cette suspension des réseaux sociaux, Alain-Claude Bilie-By-Nze, le président d’Ensemble pour le Gabon (EPG) et ancien Premier ministre, n’a pas hésité, le 17 février, à pointer du doigt un «abus de pouvoir, juridiquement contestable et politiquement inacceptable, qui bafoue l’État de droit». Selon lui, rien ne justifie une telle décision arbitraire, qui porte une «atteinte inacceptable à la démocratie, à la participation citoyenne, et aux droits les plus élémentaires des Gabonaises et des Gabonais».
EPG souligne par ailleurs que cette suspension contrevient aux engagements internationaux du Gabon en matière de droits et libertés, fragilisant ainsi l’économie numérique et installant un climat de peur incompatible avec un État de droit.
Les conséquences de cette mesure sont lourdes, estime le président de l’EPG. Elle «prive des millions de Gabonais de leurs moyens d’expression, fragilise l’économie numérique et nuit aux libertés d’entreprise». En réprouvant «avec la plus grande fermeté cette décision inique», le parti met en lumière comment elle réprime la voix des citoyens et entrave les activités économiques liées au numérique, au moment où les réseaux sociaux sont devenus des outils essentiels de débat public et de commerce.
Revenir immédiatement sur cette décision arbitraire
Face à cette dérive, Ensemble Pour le Gabon exige des mesures immédiates. Le parti «demande au gouvernement de revenir immédiatement sur cette décision arbitraire, exige la garantie effective de la liberté d’expression, de communication et d’entreprise au Gabon, et appelle à la protection des droits numériques». Dans ce contexte, Alain-Claude Bilie-By-Nze a menacé de saisir «toutes les instances nationales, régionales et internationales compétentes» si la suspension n’est pas annulée dans les plus brefs délais.
EPG a enfin lancé un vibrant appel à la mobilisation générale. «Nous appelons l’ensemble des forces démocratiques, des organisations citoyennes, des acteurs économiques et tous les Gabonais attachés à la liberté à se mobiliser pour faire barrage à cette dérive liberticide», a dit ce parti. Interpellant aussi la communauté internationale et les amis du Gabon, cette écurie insiste pour qu’ils fassent «entendre raison aux autorités gabonaises et rappellent l’exigence du respect des libertés fondamentales».
Pour Bilie-By-Nze, l’enjeu est clair. «Nous agirons sans relâche pour que la liberté, la justice et la dignité citoyenne prévalent au Gabon», a-t-il prévenu.
Désiré-Clitandre Dzonteu
GENERATED_OK
-
Consultez notre charte des commentaires
COMMENTAIRES
publicitéPLUS D'ARTICLES
-
Le roman «1984» cité par une juge fédérale pour bloquer une politique de Trump
-
Gabon : suspension des réseaux sociaux, EPG dénonce une atteinte grave à la démocratie
-
Journée mondiale de la Radio : le Gouvernement engagé à accompagner la transition numérique qu'implique l'avènement de l'intelligence artificielle
-
Quelle histoire !
-
Côte d’Ivoire .Lutte contre la fraude documentaire et à l'identité
-
Jesse Jackson, icône des droits civiques aux Etats-Unis, est mort
-
Côte d’Ivoire. Un puits de 1,4 milliard de barils de pétrole découvert
-
Kibarou. Le contrôle routier quelle efficacité ?
-
Tentative maladroite de division de l’AES
-
Côte d’Ivoire. Dix morts dans un nouvel accident à Tiassalé
-
Libre opinion :Anicette Konan :Quand la paranoïa remplace la responsabilité
-
Canada. Crimes sexuels : la nationalité ivoirienne d’un coupable contestée par l'Ambassade de Côte d’Ivoire
-
Côte d’Ivoire. Moussa Sanogo, nouveau ministre de l’Urbanisme, fait le tour du propriétaire
-
Arts du Spectacle : 120 groupes attendus en avril au MASA
-
Les démocrates au Congrès accusent la secrétaire à la Justice d’«étouffer» l’affaire Epstein
-
Côte d’Ivoire. L’influenceuse Maabio devant la Justice pour la deuxième fois
-
Côte d’Ivoire. Plus de 115 000 nouveaux réfugiés aux frontières
-
Côte d’Ivoire - Portugal : Des échanges commerciaux en progression
-
Côte d’Ivoire. Le Vice-Président représente Ouattara au sommet de l’UA
-
Côte d’Ivoire.Centre de service civique de Daloa : un puissant levier de renforcement de l'employabilité et de la citoyenneté des jeunes à travers des formations adaptées
-
Côte d’Ivoire. L’influenceuse Maabio transférée à la Préfecture de Police pour conduite sans permis
-
Côte d’Ivoire. Paiement électronique dans le petit commerce : Finis, les palabres de monnaie !
-
La cheffe de la MONUSCO attendue à Goma pour appuyer le suivi du cessez-le-feu
-
Côte d’Ivoire.Affaire Àpoutchou National : Lionel PCS explique l’origine de ses centaines de millions
-
Côte d’Ivoire- Mali. Après la grâce présidentielle, Gassama salue « la grandeur d'âme du Président Ouattara »
-
Côte d’Ivoire. Quand deux Premières Dames se rencontrent
-
Côte d’Ivoire. Quatre nouveaux Ambassadeurs accrédités à Abidjan
-
Côte d'Ivoire. Médias : Désormais 100 journalistes séniors bénéficiaires du Fonds de solidarité
-
Côte d’Ivoire - Mali. Ouattara gracie Gassama et apaise les tensions avec Bamako
-
Coopération. Le DGA du FMI chez Alassane Ouattara
-






