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Internationale

Mort d’Alex Pretti: Stephen Miller, proche conseiller de Trump, reconnaît de possibles manquements au “protocole”

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Stephen Miller, très influent et très radical conseiller de Donald Trump, a déclaré mardi que la mort d’un manifestant samedi à Minneapolis (nord) pouvait résulter d’un manquement au “protocole” des agents fédéraux qui l’ont tué. Ce qui constitue un net changement de ton de sa part.

“Les renforts envoyés dans le Minnesota pour une mission de protection devaient être utilisés pour conduire des opérations rapides créant une barrière entre les équipes procédant aux arrestations et les perturbateurs. Nous examinons pourquoi l’équipe de la police de protection des frontières (CBP) pourrait ne pas avoir suivi le protocole”, indique-t-il dans une déclaration transmise à l’AFP.


Alex Pretti, infirmier d’un service de réanimation, est mort après une altercation samedi avec des agents fédéraux sur une route. Des images filmées montrent l’infirmier dans une rue enneigée, téléphone en main, filmant des hommes armés portant des gilets siglés “Police”. Il s’interpose lorsqu’un agent projette une manifestante au sol et reçoit du gaz lacrymogène au visage. Un agent le plaque à terre et plusieurs de ses collègues interviennent pour le menotter.

Quelques secondes plus tard, alors qu’un policier vêtu de gris semble retirer une arme au niveau de la taille d’Alex Pretti, agenouillé et penché en avant avec plusieurs policiers au-dessus de lui, un coup de feu est tiré. Les agents s’écartent alors brusquement et tirent à plusieurs reprises sur le trentenaire. Au moins dix coups de feu sont entendus.


Après la mort d’Alex Pretti, Stephen Miller avait très vite pris la défense des agents de la police aux frontières qui ont abattu cet infirmier de 37 ans, en le traitant d’”assassin en puissance.”

Trump promet une "petite désescalade" à Minneapolis

Donald Trump a annoncé une “petite désescalade” à Minneapolis après l’arrivée mardi de son conseiller chargé de désamorcer les tensions autour de l’opération anti-immigration menée par son gouvernement. Celle-ci a conduit à la mort de deux manifestants, Renee Good et Alex Pretti, tués par balles par des agents fédéraux.

Son envoyé Tom Homan a pris le relais du chef de la police aux frontières Greg Bovino, qui devait quitter Minneapolis avec une partie des 3.000 agents fédéraux déployés depuis plusieurs semaines. Principal responsable de la politique d’expulsions massives de migrants voulue par Donald Trump, Tom Homan est considéré comme moins agressif dans sa communication. “Ce n’est pas un retrait, c’est un petit changement”, a toutefois averti le président américain dans une interview sur Fox News.


M. Homan a échangé avec les grandes figures démocrates de l’État, le gouverneur Tim Walz et le maire de Minneapolis, Jacob Frey. D’après des communiqués, les deux dirigeants ont répété vouloir voir partir les agents fédéraux et obtenir des enquêtes “impartiales” sur les événements impliquant ces policiers. “Même si nous ne sommes pas d’accord sur tout, ces réunions constituent un point de départ productif”, a commenté Tom Homan sur le réseau social X. Les échanges vont se poursuivre, ont-ils tous indiqué.


Concernant Alex Pretti, infirmier de 37 ans tué par balles lors d’une manifestation samedi, le chef de l’État américain a dit vouloir “une enquête honorable” qu’il surveillera “de près”. Donald Trump a refusé de qualifier la victime d’”assassin”, contrairement à son conseiller Stephen Miller. “Ceci étant dit, il ne faut pas (...) arriver avec une arme” dans une manifestation, a-t-il lancé.

Des vidéos analysées par l’AFP et d’autres médias mettent à mal la thèse de certains membres de son gouvernement selon laquelle M. Pretti, qui portait légalement une arme, constituait une menace pour les forces de l’ordre. Tuée par un agent d’ICE le 7 janvier, Renee Good s’est, elle, vu reprocher d’avoir tenté de renverser le policier avec sa voiture. L’enquête s’est concentrée sur les agissements de cette femme de 37 ans et ceux de sa compagne, plutôt que sur le tireur.

Bien qu’il ait lâché du lest face à des critiques nourries, y compris dans son camp, Donald Trump n’entend pas revoir sa politique en matière d’immigration.



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