Le ministre Bruno Nabagné Koné a passé 7 ans à la tête du ministère de la Construction du Logement et de l’Urbanisme (MCLU) avant de se voir confier celui de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières dans le récent gouvernement. Avant sa prise de fonction dans ce ministère, il a été dressé un bilan positif de son passage au MCLU, marqué par sept années de réforme, que sa direction de communication a rendu publique, dans une note d’information.
« Le bilan 2018-2025 du MCLU montre des progrès tangibles : un cadre juridique stabilisé, une administration modernisée, une planification renforcée, une production de logements relancée et une sécurité du bâti améliorée », indique la note de la Direction de la Communication et des Relations publique du MCLU. Dès sa prise de fonction dans la deuxième moitié de 2018, Bruno Koné a eu pour ambition d’améliorer « durablement le cadre de vie » des populations. « Cette vision s’est traduite par cinq priorités : sécuriser le foncier urbain, planifier et maîtriser le développement des villes, sécuriser le cadre bâti, faciliter l’accès au logement décent et moderniser l’action publique ».
Des réformes juridiques et institutionnelles
Pour mieux sécuriser le foncier urbain et le cadre bâti, des lois et une série de décrets ont été adoptés. Il y a entre autres, l’adoption du Code de l’Urbanisme et du Domaine foncier urbain en 2020, complétée par une série de décrets et d’arrêtés. Cela a permis d’unifier des textes et clarifier les compétences entre l’État, les collectivités et les acteurs privés. La simplification des procédures d’acquisition de l’Arrêté de Concession définitive (ACD) et la mise en place d’un référentiel géodésique national, ont renforcé la sécurité juridique des actes fonciers. Ainsi, la signature électronique des ACD a permis d’augmenter le volume d’actes signés. En 2025, ce sont 40 171 ACD qui ont été signés.
La profession d’architecte, la pratique des ingénieurs et la délivrance des permis de construire, sont désormais encadrés par des lois et décrets, en vue de mieux sécuriser les constructions. Le contrôle des chantiers s’est ainsi intensifié avec la mise en place d’une Plateforme collaborative des contrôles des constructions (PCCC). « Les chiffres montrent une progression : 23 571 chantiers contrôlés en 2025 et une réduction significative des effondrements, avec zéro effondrement enregistré en 2025 », informe la Direction de la Communication.
Digitalisation et modernisation administrative, planification urbaine
La digitalisation est l’une des réformes mises en place par le MCLU ayant permis de simplifier les procédures et sécuriser les documents. Ainsi, le Système intégré de Gestion du Foncier urbain (SIGFU) a permis la dématérialisation de dizaines de milliers de dossiers, la vectorisation de près d’un million de lots et l’archivage numérique des documents domaniaux.
Des actions ont été menées également au niveau de la planification dont la révision des Schémas directeurs et la production de Plans d’Urbanisme directeur. Ces actions ont permis de « couvrir 70 % du territoire national en documents actualisés, contre 12 % en 2011 », révèle la note d’information du MCLU.
Logements sociaux et économiques
L’une des actions du ministre Bruno Koné a été de relancer le Programme présidentiel de Construction de Logements sociaux et économiques (PPCLSE) initié en 2012. Il a été « recentré et complété par un Programme d’Urgence de 25 000 logements porté directement par l’État, ainsi que par le Programme élargi de Logement et d’Aménagement foncier (PELAF), destiné à mobiliser du foncier aménagé », indique la note. Depuis 2022, le PELAF a mobilisé 364 hectares et contribué à la production d’environ 43 000 logements, ainsi qu’à la viabilisation de plus de 2 000 hectares.
Diomandé Karamoko






