Une fois de plus, les défenseurs de l’ Environnement sont restés sur leur faim, au sortir de la trentième Conférence mondiale sur le climat, organisée par l’Organisation des Nations Unies (ONU) à Bélem, au Brésil. Comme il fallait s’y attendre, les multinationales, les grands pays producteurs de Pétrole et ceux dont les modèles économiques et industriels demeurent toujours fortement tributaires de l’usage des énergies fossiles, ont réussi à s’imposer. A travers lobbying et autres pressions menées dans les coulisses de cette 30eme Conférence des Parties (Cop) 30, des pays signataires de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. En effet, les défenseurs de la protection du climat se sont battus bec et ongle sans succès, pour voir figurer dans l’Accord de Belem, une résolution sur le retrait de chaque pays, de l’usage progressif ou planifié des énergies fossiles. Alors que, à la 29eme Cop tenue en 2024 à Bakou en Azerbaïdjan, plus de cent quatre vingt pays s’étaient engagés à l’adopter au Brésil .Le prolongement des débats au-delà de la journée du vendredi n'aura pas permis de faire figurer cette résolution, pourtant capitale dans le rapport de Belem.
On le devine bien. Cette situation arrange assez bien des pays comme la Russie, les États-Unis, l’ Arabie Saoudite gros producteurs de pétrole, qui n’ont du resta pas accordé de crédit à cette Cop. Elle profite aussi dans une bien moindre mesure à quelques pays, africains notamment, qui misent désormais sur la manne pétrolière, devenue pour eux, une source de diversification économique non négligeable. Surtout qu’à leur niveau, le pétrole brut ne fait pas pour l’heure l’objet de multiples usages industriels et autres, comme en occident. Ce qui n’aggrave donc pas, tant que ça leurs empreintes carbone. Du moins pour l’instant.
Pour ce qui est des appuis attendus des multiples fonds mis à leur disposition, en vue de les soutenir dans les efforts d’adaptation aux changements climatiques, ainsi qu’à l’atténuation de leurs effets, ces pays se sont vus promettre de tripler d’ici à 2035, ces appuis financiers. Alors que, c’est déjà avec beaucoup de peine, que les uns et les autres arrivent à rentrer en possession des maigres ressources financières disponibles dans ces différents fonds. C’est que l’approvisionnement régulier de ceux- ci en ressources, n’a jamais été respecté comme il se doit, afin que les pays bénéficiaires en tirent substantiellement profit. Tout simplement parce que, la volonté ferme de le faire, n’a jamais véritablement animé les esprits en occident.
Pour autant et c’est heureux, il est à constater qu’au fil de ces Cop, la participation de nombre de ces pays africains est de plus en plus marquée par des contacts utiles ; des rencontres d’échanges avec des structures et organisations, qui débouchent fort heureusement sur des contrats utiles. Des financements de projets rentrant dans la réalisation de leurs Contributions déterminées au niveau nationales ; nécessaires à la réduction de leurs impacts carbone. Et partant, à l’atténuation des effets des changements climatiques, à leur niveau. Le résultat de cette autre Cop, loin d’être perçu comme un succès franc dans l’ application effective de l’ Accord de Paris contre les changements climatiques, n’altère pas pour autant l’engagement des uns et des autres à poursuivre. Déjà, on projette de mieux faire à la 31eme Cop, prévue se tenir en Turquie en novembre 2026. Espérons le tout simplement.
Moussa Ben Touré
GENERATED_OK
-
Consultez notre charte des commentaires
COMMENTAIRES
publicitéPLUS D'ARTICLES
-
Liberté de la presse. La Côte d’Ivoire avance de 10 rangs dans le classement de Reporters Sans Frontières
-
Côte d’Ivoire. La Première Dame au SILA pour soutenir les éditeurs et les auteurs
-
Côte d’Ivoire. Mort massive de poisson dans le Bandama : une usine sucrière mise en cause
-
Espace Cedeao. Abidjan fait un pas vers la baisse des prix des billets d’avion
-
Attaques terroristes au Mali : « Les frontières ivoiriennes sont protégées » (Amadou Coulibaly)
-
Egalité hommes-femmes- La Côte d’Ivoire classé premier pays de la CEDEAO
-
Alassane Ouattara présent au Salon international du livre d’Abidjan
-
Abidjan. Un événement « obscène » annulé par la Police
-
L’enquête du jeudi. Côte d'Ivoire. Protection sociale des fonctionnaires (2/2)- : Ce que les mutuelles font de mieux que l'État
-
L’enquête du jeudi. Côte d'Ivoire. Protection sociale des fonctionnaires (1/2)- Après le deuil, la galère des ayant-droits
-
Côte d'Ivoire. Pas de chance ! Les jeux de hasard non autorisés seront traqués
-
Les fonctionnaires des institutions financières internationales reçus par l’Ambassadeur Ibrahima Touré
-
Côte d’ Ivoire . On évalue les projets agricoles en exécution
-
Côte d'Ivoire. L’Hôpital mère et enfant va renforcer ses capacités, pour offrir plus de soins de qualité
-
50 ans après sa création : La Cedeao doit « produire des résultats concrets au bénéfice des populations » (L. Adom Kacou)
-
Côte d’Ivoire - Femmes et enfants : la ministre Nassénéba Touré fait le point à la Première Dame
-
Passeport diplomatique d’Ali Bongo : démenti frontal et silence persistant des autorités gabonaises
-
Côte d’Ivoire. le gouvernement renforce l’offre de logements sociaux et économiques
-
L’Ambassadeur Ibrahima Touré à la Louisiana State University : des perspectives concrètes de partenariats
-
Salon international du Livre d’Abidjan : « Cette année, le SILA sort de ses murs habituels » (Ange Félix Ndapkri)
-
Mali : L'offensive la plus meurtrière depuis 15 ans
-
Kibarou .En attendant les pluies .
-
Côte d’Ivoire. Violeur en série : Un coach impliqué dans de nombreuses agressions sexuelles
-
Cybercriminalité. Un Ivoirien extradé de France vers États Unis pour une fraude présumée de 8 milliards de francs CFA
-
Côte d’Ivoire. Des orpailleurs clandestins envoyés au tribunal
-
Côte d'Ivoire. Dix pays pensent la paix à Abidjan, avec le Rotary
-
Côte d’Ivoire. Café- Cacao : des écarts majeurs découverts dans les déclarations de stocks
-
Côte d'Ivoire. Les terres de culture s’épuisent sous l’effet des fertilisants
-
Mali: combats en cours à la périphérie de Bamako et dans l'intérieur du pays entre armée et "groupes terroristes"
-
Dix ans après la mort de Papa Wemba, la douleur reste vive pour ses proches et fans
-





