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Politique

Côte d’Ivoire. 11 morts pendant l’élection présidentielle : Ouattara demande d’«accélérer les poursuites judiciaires »

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Nouvellement réélu président de la République, Alassane Ouattara veut que les responsabilités soient vite situées dans les troubles qui ont émaillé l’élection présidentielle du 25 octobre 2025.

« Le Chef de l’État a instruit le ministre en charge de la Justice à l’effet de prendre toutes les dispositions nécessaires pour situer, dans les plus brefs délais, les responsabilités et, indique le compte rendu d'une réunion du Conseil national de Sécurité (CNS) tenu le 13 novembre 2025 à la Présidence de la République, à Abidjan.

A l’occasion de cette réunion qui avait pour but de faire le point de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire, les responsables en charge de la sécurité ont fait le point de la situation sécuritaire qui a prévalu pendant la période de l’élection présidentielle. Au total 44 000 éléments des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) mobilisés dans le cadre de l’opération « Espérance », ont « permis d’assurer le bon déroulement les différentes étapes du processus électoral et aux populations d’accomplir, en toute sécurité, leur devoir civique », selon le rapport final du Conseil. Le Conseil a toutefois regretté des « incidents isolés ». Il s’agit notamment des obstructions de voies avec des troncs d’arbres, l’incendie de plusieurs sites de la Commission Électorale Indépendante (CEI), la destruction de bureaux de vote et de matériels électoraux, des affrontements intercommunautaires, des attaques contre des autorités administratives et les FDS. Au total 11 personnes ont perdu la vie dans ces troubles dont un officier de la gendarmerie nationale et 71 personnes ont été blessées. D’importants dégâts matériels ont été enregistrés.

Notons que ces incidents sont survenus à la suite de l’appel du Front commun composé de partis d’oppositions dont le Parti des Peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), incitant à bloquer le processus électoral. Ils entendaient ainsi manifester contre le rejet par le Conseil constitutionnel le 8 septembre 2025, de la candidature de Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam à l’élection présidentielle du 25 octobre 2025.

Les forces de l’ordre ont pu interpeler 1 658 individus soupçonnés d’avoir participé à ces troubles. Certains ont déjà été jugés et condamnés à 36 mois de prison ferme. Damana Pickass, vice-président du PPA-CI interpellé le 4 novembre a été mis sous mandat de dépôt le 6 novembre 2025. Plus d’une dizaine de faits sont mis à sa charge, concernant ces troubles préélectorales. Il s’agit entre autres « des actes terroristes, assassinat, atteinte aux opérations électorales, outrage et voies de fait envers un bureau de vote et ses membres, participation et organisation d’une manifestation interdite ou non déclarée, participation à un mouvement insurrectionnel, attroupement armé ou non armé, destruction volontaire de véhicules appartenant à autrui ».

Diomandé Karamoko


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