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Politique

Côte d’Ivoire. Damana Pickas sous mandat de dépôt pour « actes terroristes, assassinat, atteinte aux opérations électorales…»

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Damana Adja alias Pickas a été conduit, le 6 novembre 2025, à la section anti-terroriste du tribunal de première instance d’Abidjan, selon un communiqué du procureur de la République Braman Oumar Koné. Il avait été interpellé le mardi 4 novembre 2025 par la Police pour son rôle dans les troubles qui ont émaillé l’élection du 25 octobre 2025 du Président de la République de Côte d’Ivoire.

« Bloquer le processus électoral »

Damana Pickas est le 2e vice-président du Conseil stratégique et politique du Parti des Peuples africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI). Proche de Laurent Gbagbo, président dudit parti, il est connu pour son engagement et ses actions violentes, notamment lors de la crise postélectorale de 2010 où il s’est opposé à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle en déchirant les procès-verbaux, en direct devant les caméras. A l’occasion de la récente élection présidentielle du 25 octobre 2025, il devient coordonnateur général du comité opérationnel du Front commun, constitué notamment du PPA-CI et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), et appelle à « bloquer le processus électoral » pour protester contre le rejet de la candidature de Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam. Cela a donné lieu à des manifestations souvent violentes dans certaines localités de la Côte d’Ivoire, entrainant mort d’hommes et des dégâts matériels.

Après avoir été auditionné par les agents de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), Damana Pickas a été conduit à la section anti-terroriste du tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. « Une information judiciaire a été ouverte à son encontre avec mandat de dépôt », indique le communiqué du procureur de la République. Il est poursuivi pour plusieurs faits, notamment « des actes terroristes, assassinat, atteinte aux opérations électorales, outrage et voies de fait envers un bureau de vote et ses membres, participation et organisation d’une manifestation interdite ou non déclarée, participation à un mouvement insurrectionnel, attroupement armé ou non armé, destruction volontaire de véhicules appartenant à autrui, etc », informe le procureur.

Il précise que ces faits mis à la charge du mis en cause sont prévus et punis, notamment par la loi de 1998 portant répression des infractions à la règlementation sur les armes, munitions et substances explosives, ainsi que les lois de 2015 et 2018, modifiées par la loi portant répression du terrorisme.

Diomandé Karamoko


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