A quelques heures de la célébration du 75è anniversaire du Port d'Abidjan . El Hadj Ben Cissé, journaliste-Consultant , ex-chef du service communication dudit Port évoque danr cet entretien , sa contribution au rayonnement de l'entreprise et rend hommage à ses anciens responsables .
Peut.on vous considérer comme un des pionniers du PAA?Nous sommes en février 1989. Je reçois un appel de M. Marcel Taho, alors Chef de la Division des Relations publiques au Port Autonome d'Abidjan. Rendez-vous pris, il me reçoit. L'entretien est direct. Alors, droit dans les yeux, il me dit que le PAA voudrait de moi pour la mise en place de son service de communication. Il faut dire qu'à cette période, du fait de la conjoncture économique qui a affecté le pays, tout le monde se plaignait de la cherté de la vie. Paradoxalement, tout le monde a indexé le Port d'Abidjan.
Certainement pour beaucoup, la méconnaissance des fonctions d'un port à contribué à ce triste constat. Les dirigeants ont compris qu'il fallait donc réagir avec des idées en créant un véritable service de communication. Mon débauchage de l'Agence Ivoirienne de Presse s'inscrivait dans cette volonté.
Dès ma prise de fonction en avril 1989, sur instruction de M. Taho Marcel, je me suis attelé à cette tâche. En effet, après avoir fait le tour des différents services, je me suis rendu compte qu'il était nécessaire de créer rapidement des conditions optimales pour communiquer. J'ai eu la chance d'être suivi par mes supérieurs notament par la Direction générale.
Comment améliorer l'image du Port d'Abidjan?
J'ai décliné un certains nombre d'actions qui ont été validées. À ce propos, je me suis souvenu de mon premier entretien avec le Directeur général, M. Jean Michel Moulod. Un manager ambitieux doté d'une grande expérience en matière de gestion portuaire. Pour lui, il faut agir vite. Avec M. Taho Marcel, nous avons très rapidement proposé d'agir notamment sur le visuel, c'est-à-dire le logo. Il fallait qu'il soit simple et dynamique et futuriste. Aujourd'hui encore ce visuel est "up to date" .
Ensuite nous avons créé des supports de communications de masse tels que les différents dépliants ( Général, Transit et Transbordement, Pêche et Conteneurs). Ces documents étaient destinés au grand public et surtout aux opérateurs portuaires et économiques nationaux et de l'hinterland.
Il y a eu encore la réalisation du film institutionnel qui a servi à soutenir toutes les missions commerciales du Port Autonome d'Abidjan.
Je n'oublie pas l'émission " Échos de l'Océan " Une émission radiophonique que nous avons co- produite avec la Rti. Cette émission diffusée en ondes courtes permettait aux opérateurs économiques des pays enclavés d'avoir des informations utiles sur les activités du Port d'Abidjan.
Il y a e eu aussi le Bollard , d'abord le magazine d'information du Port et ensuite de la Communauté Portuaire d'Abidjan que M. Taho Marcel a initié à l'occasion du 40e anniversaire du PAA.
Enfin avant de partir du PAA en 2004, nous avons mis en ligne le site Web .
J'avais encore beaucoup à donner au PAA lorsque j'ai été pratiquement contraint, pour question de survie, de demander à partir par anticipation à la retraite.
Pour moi les 75 ans du PAA est une étape importante pour l'avenir. Mais il faut se souvenir de toutes ces personnes et compétences qui ont contribué à leur manière à la vie de cette formidable entreprise. Toutes mes pensées au Directeur général M. Jean Michel Moulod, à son comité de direction avec des cadres compétents : je pense à M. Djédjé Gnazalé, alors chef du département commercial, des compétences qui forçaient le respect et qui étaient tous des professionnels pointus. Respect au Commissaire Sangaré, M. Hilaire Lamizana, Diabaté Abdoulaye, Allah Aboidjé, Taho Marcel, mon chef.






