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Côte d’Ivoire. Une trentaine de professionnels des médias formés sur la couverture des élections

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Une trentaine de professionnels des médias ont été formés sur la sécurité des femmes journalistes en période électorale, mardi 26 août 2025, à Cocody-Abidjan, lors de la deuxième journée de l’atelier « Protéger et renforcer les capacités des journalistes de Côte d’Ivoire en période électorale ». Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet « Médias et Élections », initié par Reporters sans frontières (RSF) avec l’appui de l’Ambassade de Suisse en Côte d’Ivoire. À cette occasion, la Présidente de l’Association de la presse étrangère en Côte d’Ivoire, M’mah Camara est intervenue sur le module « Comment couvrir une élection en toute sécurité », en partageant des astuces pour la protection des femmes journalistes.

« N’acceptez pas les interviews dans un endroit trop fermé, restez professionnelles dans les relations, soyez solidaires entre journalistes… », a recommandé celle qui est par ailleurs la Représentante du bureau de France 24.

« Nul n’est à l’abri d’une violence quelconque en période électorale »

De son côté, le correspondant multimédia pour la Deutsche Welle à Abidjan en Côte d’Ivoire Julien Adayé a insisté sur la préparation avant toute couverture électorale. « Il faut se préparer avant d’aller sur le terrain, éviter les discours militants, avoir toujours sa carte de presse, et ne pas porter les couleurs d’un parti afin d’éviter toute confusion ».

Pour lui, « nul n’est à l’abri d’une violence quelconque en période électorale ».

Les participants ont également échangé autour des expériences de couverture électorale. Mamadou Traoré, journaliste scientifique et président de l’Association des journalistes scientifiques, a partagé son vécu des scrutins de 2010 et de 2020. Ancien chef du service politique de l’Agence ivoirienne de Presse (AIP), il a prodigué plusieurs recommandations à savoir « éviter l’isolement, porter une tenue adaptée au terrain, arriver tôt pour inspecter les lieux, se rapprocher des forces de l’ordre, signaler tout cas de harcèlement aux responsables de presse et aux confrères, garder les preuves des menaces et injures… ».

Expériences de couverture des élections

« La sécurité des femmes journalistes est un enjeu. Elles doivent se protéger et être protégées », a-t-il souligné. Il a tiré trois grandes leçons de ses expériences dont le devoir de neutralité, la vérification des faits et les défis sécuritaires. « Le devoir de neutralité était le plus grand défi. On peut être proche de l’opposition et couvrir les élections en toute impartialité. La vérification des faits fait partie du devoir du journaliste », a-t-il insisté.

Concernant la sécurité, il a invité les journalistes à respecter les consignes des organisateurs et a recommandé la discrétion au sein des rédactions, certaines ayant déjà été la cible d’attaques par le passé.

Mamadou Traoré a aussi évoqué l’importance de la sécurité numérique, de la veille informationnelle et de l’ouverture à tous les acteurs du processus électoral, y compris ceux non politiques. « La neutralité et la rigueur sont la meilleure protection », a-t-il conclu.

Le journaliste politique à l’agence Alerte Info, Anselme Blagnon a pour sa part souligné les défis rencontrés lors des élections précédentes. « Nous travaillons avec un plan, nous devons produire des papiers spécifiques et pas uniquement factuels. La difficulté est que nous ne sommes pas assez nombreux», a-t-il expliqué.

« Le journaliste doit être bien informé pour bien informer »

Quant au journaliste Lucien Houédanou, animateur de cette formation sur la couverture des élections, il a rappelé les trois types de normes à respecter par les journalistes en période électorale : « ce que la loi vous impose, ce qui relève de l’éthique, et la déontologie » du métier. Il a conseillé aux professionnels des médias de présenter toutes les offres politiques aux citoyens, de s’ouvrir à la diversité des voix et de ne pas amplifier sans discernement les propos dangereux des acteurs politiques. « Le journaliste doit être bien informé pour bien informer, et ne pas se limiter aux simples comptes rendus », a-t-il conclu.

L’atelier a pris fin le 27 août 2025 avec les modules « Comprendre le phénomène des désordres informationnels et leurs manifestations en période électorale » et « Initiation aux premiers secours ». À travers ce projet, RSF entend contribuer au renforcement des capacités des journalistes et professionnels des médias afin de garantir leur implication dans le processus électoral, tout en assurant leur sécurité. Cette formation vise également à lutter contre la désinformation et les discours de haine en Côte d’Ivoire.

Marina Kouakou


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