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Politique

Présidentielle 2025 : Me Akere Muna explique l’inéligibilité de Paul Biya

Publié le :

Le candidat du parti Univers a déposé un recours devant le Conseil constitutionnel pour contester la validité de la candidature du président sortant, Paul Biya. Dans sa requête, Akere Tabeng Muna se base sur l’article 118 du Code électoral qui stipule que « sont inéligibles les personnes qui, de leur propre fait, se sont placées dans une situation de dépendance ». Dans une déclaration, l’avocat a détaillé les fondements de sa démarche.

Dans la déclaration rendue publique ce mardi 19 Aout, Akere Muna estime que l’âge du chef de l’État (92 ans) et son état de santé le placent dans une situation de « dépendance physique et cognitive ». L’avocat a mis en avant plusieurs arguments pour étayer sa position, notamment les « absences prolongées (42 jours à l’étranger en 2024) », la « gouvernance par procuration » et l’exercice d’un pouvoir par des officiels non-élus.

Pour justifier son recours, Akere Muna a joint à son dossier 11 pièces justificatives incluant des articles de presse, des photos, des vidéos, et une « expertise gériatrique » qui démontrerait qu’un homme de 92 ans est nécessairement dépendant. Il a également rappelé un « précédent juridique » pour appuyer le fait que l’esprit de l’article 118 est bien d’empêcher qu’un dirigeant soit dépendant de tiers.


La requête d’Akere Muna vise à faire « constater l’inéligibilité » de Paul Biya, à exiger sa comparution ou un bilan médical indépendant, et à permettre au parti au pouvoir de désigner un candidat de remplacement. L’avocat a insisté sur l’urgence de la situation pour garantir l’intégrité électorale, affirmant que le Conseil constitutionnel a l’obligation légale de statuer sous trois jours.


Déclaration d’Akere Muna

 Ce matin, 19 août, j’ai déposé une requête formelle au Conseil constitutionnel pour une Déclaration d’Inéligibilité de M. Paul Biya à l’élection présidentielle de 2025.

 Le fondement légal est l’’Article 118 du Code Électoral du Cameroun, qui interdit la candidature de toute personne s’étant placée dans une situation de dépendance.

 Mon dossier comprend 11 pièces justificatives : articles de presse, photos, vidéos et une expertise gériatrique démontrant qu’un homme de 92 ans est nécessairement dépendant.

 Arguments Principaux

 1. Dépendance : Ses absences prolongées (42 jours à l’étranger en 2024), son absence physique et sa gouvernance par procuration prouvent son incapacité à agir de manière autonome.

 2. Gouvernance de l’ombre : Des institutions comme le Conseil Supérieur de la Magistrature ne siègent plus depuis 6 ans. Le pouvoir est exercé par des officiels non-élus invoquant de illégitimes « hautes instructions ».

 3. Preuves Publiques : Sa désorientation au sommet États-Unis-Afrique 2022, nécessitant une assistance pour des actions basiques, et ses séjours médicaux non-transparents en Suisse en sont la preuve manifeste.

 4. Précédent Juridique : Nous invoquons la « Mischief Rule » pour soutenir que l’esprit de l’Article 118 est d’empêcher qu’un dirigeant soit dépendant des tiers.

 Ma requête au Conseil :

 – Constater l’inéligibilité de M. Biya sur le fondement de l’Article 118.

 – Ordonner sa comparution personnelle ou exiger un bilan médical par des experts indépendants.

 – Appliquer l’Article 128 pour permettre à son parti de proposer un candidat remplaçant sous 3 jours.

 – Statuer en urgence pour protéger l’intégrité électorale et la stabilité nationale. Le Conseil constitutionnel a l’obligation légale de statuer sous 3 jours. Il ne s’agit pas de politique, mais de faire respecter l’État de droit. Paul Biya ne gouverne plus ; il règne seulement. Il est temps que la loi parle.

OLBIF


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