Extirper de la mémoire collective des Bouakéens, le souvenir des affres de l’occupation que la ville a subie au cours de la crise militaro politique. C’est bien là, l’un des objectifs que visent les pouvoirs publics avec en prime, les autorités municipales actuelles, à travers la vision du « Bouaké nouveau ». Il faut devoir à la vérité de reconnaitre que, c’est un réel vent de renouveau qui souffle depuis quelque temps, sur la deuxième grande ville du pays. Bouaké semble être engagé à fond dans un changement tous azimuts, à travers la construction de nouvelles infrastructures routières et la réhabilitation de celles existantes ; de nouveaux équipements économiques à usage collectif, des ouvrages d’assainissement, des opérations immobilières etc. Et la célébration officielle le 7 aout prochain des festivités du 65e anniversaire de la Côte d’Ivoire, que la ville s’apprête activement à abriter, ne manque pas de contribuer à l’avènement de ce Bouaké nouveau.
Pour autant, ils demeurent encore légion les habitants de cette ville l’ayant quitté précipitamment, du fait de la rébellion, qui ont encore du mal à y retourner. Et pour cause. C’est que les pertes des biens ou patrimoines immobiliers qu’ils y ont subies, par ce que bradés par l’administration des rebelles en son temps, n’ont toujours pas été réparées. En effet, des terrains nus, déjà régulièrement attribués ont été vendus à tour de bras à d’autres personnes, qui les ont mises aussitôt en valeur, avec des documents frauduleux, falsifiés.. Des maisons inachevées, notamment aux quartiers Air-France, Kennedy… ont subi le même sort. Il en est de même des habitations abandonnées, dont les squatteurs trainent encore les pieds à libérer les lieux. Autant de situations frustrantes et complexes à la fois, qui ne trouvent toujours pas de solutions, au grand dam de ceux qui en sont victimes. D’aucuns moralement et économiquement exténués par les longues procédures, les allées et venues entre les services administratifs concernés par le sujet, ont dû se résigner à l’abandon. Les promesses de réattribution n’ont pas non plus été tenues pour plusieurs. Que faire ? Cette question reste encore posée, sans espoir pour la plupart.
Il faut dire qu’au niveau des réserves administratives aussi, de nombreux sites ont été illégalement morcelés et attribués par les rebelles. Ce qui a eu pour effet de handicaper sérieusement la capitale du centre, par rapport à la disponibilité des espaces jadis réservés à l’implantation des unités industrielles ; ainsi que le prévoyait, le schéma directeur de la ville. Pour tout dire, au sortir de la guerre, Bouaké n’avait plus de terrains disponibles pour recevoir les nombreux promoteurs industriels qui sollicitaient la commune, à l’effet de s’y implanter, avec la reconstruction économique que le pays avait amorcée. Si aujourd’hui, il semble que l’on a trouvé les moyens de remédier à cet état de fait, il serait hautement bienséant d’en faire autant pour ces autres victimes susmentionnées de ces spoliations de terrains et d’habitations, qui attendent encore d’être dédommagés, comme les quelques- uns qui ont pu l’être parmi eux.
Moussa Ben Touré
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