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Culture

Côte d'Ivoire. « Auguste Miremont : d’Houphouët à Ouattara en toute liberté », un livre qui déclenche une avalanche d’hommages

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« Auguste Miremont : d’Houphouët à Ouattara en toute liberté », est l’intitulé de l’ouvrage de Michel Koffi, écrivain et journaliste, qui a été officiellement présenté au public le jeudi 24 juillet 2025 à la salle polyvalente du Ministère des Affaires étrangères à Abidjan, Plateau. Cette commune, qui, d’habitude se vide de son grand monde de nomades les jours ouvrés à partir de 16 h, nous a donné de voir le contraire. De nombreuses personnalités publiques et d’illustres professionnels de la communication et du journalisme, ont de 16 h à 20 h, pris part à la cérémonie de dédicace. Plus qu'une simple dédicace, c’était un hommage à l’auguste Auguste Miremont. « C’est parce que c’est lui », dixit l’auteur Michel Koffi, que tout ce monde est présent à cette cérémonie présidée par Amadou Coulibaly, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement. « Aimons-nous vivants », a dit le Ministre pour exprimer son admiration à celui qui fut le premier porte-porale du gouvernement. Et d’ajouter : « Depuis que j’ai été nommé ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, j’ai commencé à le pratiquer. Son humilité est particulière ». L’œuvre, parue aux éditions Fratmat, est un portrait de sous forme d’entretien. En 7 chapitres et 200 pages, il nous parle du parcours professionnel et politique du journaliste et homme politique attaché au terroir des montagnes à l’Ouest du pays, précisément à Bin-Houyé, dont il est devenu chef de tribu.

Ce livre lève le voile sur une partie de la vie de l’homme, déclare Lucien Houédanou, Président du Cénacle des Journalistes Seniors de Côte d’Ivoire. « C’est un travail remarquable. Il faut de la patience pour sortir une telle œuvre. Michel Koffi m’a associé à sa réalisation et j'en ai fait l’avant-propos. C’est un livre qui accroche et intéressant à lire. Il parle du ministre Mimeront, un homme très humble qui a joué un grand rôle dans l’histoire des médias, même dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire. Il est mentor pour moi puisque c'est grâce à lui que les journalistes anciens sont rassemblés au sein du Cénacle dont il est l’initiateur ».

Tout comme l’ouvrage, la cérémonie était un moment de grand témoignage d’amis et collaborateurs d’AugusteMiremont. Pour Kébe Yacouba, ancien directeur général de Fraternité Matin, Miremont est un sauveur. « Il assumait nos fautes et prenait des dispositions pour nous protéger. Moi, il m’a évité, au début de ma carrière, un licenciement ordonné par le Président Houphouët Boigny suite à un article critique. Je lui dois ma carrière. (…) Pour moi, Auguste est le vrai père de FratMat. Je lui dis merci ».

Jean-Baptiste Akrou, un autre sauvé par le bon samaritain. « Ce qui m’a marqué, c’est sa grande humilité et simplicité. Nous les petits journalistes, critiquions son éditorial. Et il en souriait et en tenait compte. Il aimait les travailleurs et avait beaucoup de considérations pour ses collaborateurs. Il ne me connaissait pas, il m’a accepté grâce à Kebe Yacouba. Je leur dis merci ».

Quant à son ami fidèle, Ibrahim Koné, il a fait une confession. « Auguste, une personne atypique, m’honore de cinquante années d’amitié et de complicité. La vigilance chez lui à valeur de religion et il évite d’être celui qui écrase ses semblables. Je confesse qu’il continue d’enrichir nos esprits et nos cœurs, grâce son intelligence aigue. C’est un homme travailleur infatigable ».

Sur la motivation de son ouvrage, l’auteur Michel Koffi a souligné : « J’ai voulu avant que le temps fugace ne l’enferme dans le monde de l’anonymat, lui rendre modestement ce qu’il a permis d’apprendre : écrire, écrire juste et vrai. Ce livre est un cri de cœur qui appel à la réparation d’une injustice à Miremont. A Fraternité Matin, aucun espace, aucune salle ne porte son nom. Voilà pourquoi cet ouvrage me tenait à cœur », a fait savoir l’auteur. Pourtant, Auguste Miremont a encore fait montre de son humilité au cours de cette soirée. Après avoir cité et rendu hommage à d'autres pionniers des médias, il a reconnu : « Je préfère vivre caché, pour vivre heureux ».

Mouhamed I. Koné


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