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Economie

Financement du développement : Tiémoko Meyliet souhaite une réforme des institutions financières internationales

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Le Vice-Président ivoirien Tiemoko Meyliet Koné a représenté le Chef de l'Etat Alassane Ouattara à la 4e Conférence internationale des Nations unies sur le financement du développement, à Séville en Espagne le 30 juin 2025. A cette occasion, il a appelé la communauté mondiale à “repenser en profondeur l’architecture des institutions financières internationales, afin de les rendre plus équitables”, rapporte une note d’information de la Présidence de la République.

Intervenant sur le thème “Un nouveau cadre mondial de financement du développement”, Tiémoko Meyliet a situé le contexte difficile du moment marqué notamment par les tensions géopolitiques et sécuritaires qui se multiplient, l’inflation qui pèse sur les économies les plus vulnérables. Les besoins de financement pour atteindre les Objectifs de Développement durable (ODD) deviennent dans ces conditions, “plus pressants pour l’Afrique, avec un déficit à combler de 1 600 milliards de dollars US, d’ici 2030”, indique la note. Les pays les moins avancés se trouvent finalement confrontés à des contraintes croissantes, aggravées par des règles financières internationales trop souvent inadaptées à leurs réalités. Pour remedier à cette situation, une réforme de l’architecture des institutions financières internationales est indispensable.

A cet effet, le Vice-Président a fait des propositions concrètes, entre autres, la conversion des dettes onéreuses de court terme en ressources de long terme à moindre coût, les émissions internationales souscrites en monnaie locale, pour limiter les vulnérabilités liées aux risques de change, la levée des obstacles réglementaires et techniques, afin de permettre aux États de rémunérer pleinement leurs efforts liés à la préservation des forêts.

Le Présidentde l’ Espagne Pedro Sanchez Prez-Castejon, par ailleurs, élu Président de cette 4e Conférence internationale des Nations unies sur le financement du développement, a pour sa part, déploré le déficit de financement, estimé à plus de 4 milliards de dollars US par an, soit 2237,9 milliards FCFA, qui pourrait empêcher d’atteindre la réalisation des 17 ODD à l’horizon 2030. Il a également appelé les dirigeants du monde à “réformer l’architecture financière internationale”.

Notons que l’ouverture de cette 4e conférence a été marquée par l’adoption de “l’Engagement de Séville”. Antonio Guterres, Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), a présenté cet engagement comme une promesse internationale en vue de rectifier la façon dont le monde appuie les pays sur la voie du développement.

La Conférence s’est ouverte en présence du Roi d’Espagne Felipe VI et d’une soixantaine de Chefs d’État.

Diomandé Karamoko


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