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Economie

Côte d’Ivoire. Les maraîchers de l’ex-camp du 43e BIMA, entre crainte et espoir

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Des beaux jardins potagers sont cultivés autour du camp militaire Ouattara Paul Thomas d’Aquin, ex-camp militaire français du 43e BIMA. A quelques mètres du camp, sur l’autoroute, dans la commune de Port-Bouët, des légumes verts sont cultivés par des jardiniers horticulteurs et floriculteurs venus majoritairement des pays de la sous-région ouest-africaine. « Nous ne savons pas quel sort nous réservent les nouveaux propriétaires du camp » s’inquiète l’un d’eux.

« Nous sommes ici tous les jours pour cultiver des salades, des concombres, des piments et des haricots verts. Ce sont des plantes qu’on peut cultiver facilement », affirme O. Salif, un jardinier. Son fils lui apporte de l’aide dans l’arrosage des plantes. L’eau est recueillie dans des gros puits peu profonds qu’on trouve dans ces jardins. Tous les soirs, il faut arroser le potager et le pulvériser avec de l’insecticide afin qu’il garde sa fraîcheur naturelle sans être atteint par des insectes qui se manifestent la nuit lorsque le temps est humide. « Si on ne fait pas ça, notre travail risque de tomber à l’eau, et on perdra des clients », dixit le fils de Salif.

C’est dire qu’une grande partie des cultures est vendue aux commerçants grossistes. C’est leurs besoins qui déterminent la quantité et la nature des légumes à cultiver. C’est pourquoi les jardins sont garnis de salades et de concombres. « Je commande la salade et le concombre pour approvisionner celles qui vendent en détail au consommateur final. C’est un commerce rentable, car c’est ce que les gens consomment beaucoup », souligne Mama Coulibaly, grossiste venue récupérer sa marchandise bord champ auprès de ces jardiniers qui travaillent ici depuis longtemps.

« J’ai travaillé pendant 27 ans, de 1998 à 2025, avec les militaires français dans ce camp. On entretenait les fleurs. Quand on finissait le travail, on faisait des cultures vivrières devant le camp pour notre propre alimentation. Pour nous encourager, les Français ont élargi l’espace. Maintenant qu’ils sont partis, nous ne savons pas quel sort nous réservent les nouveaux propriétaires du camp. Ils ne nous ont encore rien dit. On observe, on travaille », explique craintivement le jardinier Moumouni.

Il y a quelques mois, des individus voulaient les déguerpir pour installer des parkings de vente de voitures. Cela a échoué. Ils espèrent continuer à faire sereinement leurs jardins et reprendre leur travail à côté du nouveau camp militaire ivoirien pour nourrir leurs familles.

Moussa I. Koné


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