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Droits. « En tant que travailleurs, nous ne sommes pas des esclaves » (Coumba Diop, OIT)

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« L’OIT veut que le travail décent soit un levier central de la justice sociale et du développement durable en Afrique de l’Ouest », a plaidé Coumba Diop, directrice du bureau pays d’Abidjan, à l’occasion d’un « café média » réunissant, les 6 et 7 mai 2025 juin, à Yamoussoukro, une trentaine de journalistes désireux de renforcer leur contribution à la promotion des droits humains dans le monde du travail.

Selon Mme Diop, l’agenda du travail décent repose sur quatre piliers fondamentaux. Le premier est la création d’emplois productifs avec un revenu adéquat, alors même que de nombreux jeunes sortent des universités et des centres de formation sans trouver d'opportunités professionnelles. Le deuxième pilier est la protection sociale, indispensable pour assurer aux travailleurs une sécurité face aux risques de maladie, de chômage ou de vieillesse, que ce soit dans l’économie formelle ou informelle, en milieu urbain comme rural.

Les quatre piliers du « travail décent »

Le troisième pilier est le respect des droits fondamentaux . « En tant que travailleurs, nous avons des droits. Nous ne sommes pas des esclaves. Quand on arrive sur un lieu de travail, on doit savoir qu'on peut se protéger à travers le cadre normatif offert par l’OIT », a-t-elle précisé. Enfin, le quatrième pilier est le dialogue social, élément clé pour construire ensemble une justice sociale et garantir l'égalité des chances.

Lancé en 2023 par le bureau pays de l’OIT en Côte d’Ivoire, le concept du café média répond au besoin de mieux faire connaître « l’agenda du travail décent » et d’outiller les journalistes à cette fin. Lors de cette deuxième édition, François Gombahi, chargé de communication au bureau de l’OIT en Côte d’Ivoire, a présenté le concept de journalisme sensible au travail décent. Il s'agit d'une approche visant à couvrir les problématiques du travail sous l'angle des droits humains, à intégrer les normes internationales du travail dans les reportages. « C'est un journalisme de questionnement », a-t-il précisé, insistant sur l'importance de toujours penser à l'impact qu'une information peut avoir sur la société. Informer sans susciter la peur ni la haine, promouvoir le dialogue social, expliquer de manière nuancée les dynamiques du monde du travail : tels sont les rôles du journaliste sensible au travail décent.

Claude Eboulé,

envoyée spéciale à Yamoussoukro


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