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Kibarou

Kibarou. Les arbres et nous

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La Côte d’Ivoire reste encore un pays forestier, avec environ 2,97 millions d’hectares de couvert forestier toujours aussi fortement menacés de disparition, essentiellement par la pratique de l’agriculture extensive, l’orpaillage clandestin et l’exploitation frauduleuse des essences ligneuses. Des causes qui ne sont point méconnues des pouvoirs publics et contre lesquelles, sont continuellement déployés diverses stratégies, aux résultats tout de même encourageants, quoique extrêmement coûteuses.

Mais, le fait qui reste encore à réussir voire à construire dans les esprits, est la considération et l’intérêt que l’Ivoirien lui-même pris individuellement, se doit d’avoir absolument pour l’arbre . Ce rapport qui se veut affectif, protecteur est en réalité inexistant dans l’esprit de nombre d’entre nous, pour ne pas dire la quasi-totalité des Ivoiriens. Et le plus surprenant est qu’à ce jour, plus personne ne peut prétendre ignorer les méfaits écologiques de la destruction d’un arbre, où que cela se passe. Tant il est désormais indéniable que , les conséquences des modifications anormalement accélérées du climat, dont la destruction des forêts, tient une énorme part de responsabilité ,est largement connue de tous et donc, ne souffre d’aucune contestation. D’ailleurs, prétendre ignorer cela surtout lorsqu’on appartient à un pays forestier, comme le nôtre qui s’emploie vaille que vaille à reverdir de 20% son couvert forestier d’ici à 2030 ,devrait pour le moins ,s’apparenter à un crime de lèse-nation.

On le voit bien, il est imperieux,voire indispensable que nous revoyons notre rapport aux arbres, où qu’ils se trouvent, de quelques espèces qu’ils soient. Et que l’on arrête, dans des communes comme Treichville de tuer des arbres centenaires. En prétendant avec une ignorance assez brute et honteuse à la fois, de les élaguer. Au fil de ces dernières années, de nombreux arbres, jadis fièrement dressés en bordure des voies les plus passantes de cette commune, absorbant au quotidien d’importantes quantités de dioxyde de carbone émises par des kyrielles de taxis appelés woroworo , ont disparu. Il n’y a presque plus d’arbre sur les trottoirs de la célèbre rue 12. Idem à l’avenue 8, ainsi que sur l’avenue 21. De plus, il est impérieux pour tous , d’assurer d’une manière comme une autre, l’entretien et la croissance de tous ces arbres plantés à grande pompe, sur de grandes artères tel que le Boulevard Felix Houphouet Boigny (ex VGE), qui sont à ce jour plutôt abandonnés.

L’ensoleillement intensif dont se plaignent chaque année un peu plus, les populations dans nos agglomérations urbaines, avec Abidjan en tête, laisse paradoxalement les maires, sans réactions. Dépourvus de toute imagination créatrice de solutions voire de simples exhortations ou d’incitations, à respecter l’arbre. Et cela, en promouvant ici et là, des opérations individuelles et collectives de planting d’arbres, assorties de dispositions favorisant leur saine gestion et leur protection. Si chacun commençait par planter un arbre devant sa cour comme à l’intérieur de celle-ci et s’employait à l’entretenir comme il le ferait pour tout autre bien précieux, il va sans dire que ce serait déjà une initiative prometteuse , à l’avènement des villes vertes et durables, auxquelles nos maires disent aspirer au quotidien.

Moussa Ben Touré


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