A chaque mois de Ramadan, les beignets traditionnels à base de mil ou de haricot dominent la consommation des jeûneurs. Des femmes, installées aux abords de rues d’Abidjan et de l’intérieur du pays, sont à l’œuvre pour faire cuire ces « galettes ». Pour elles, ce moment est une opportunité commerciale rentable.
« Habituellement, nous vendons de l’attiéké au poisson. Mais quand le mois de Ramadan arrive, ça ne marche pas. Nombreux de nos clients jeûnent. Et comme les soirs, ils aiment rompre avec des galettes, on a alors arrêté la vente d'attiéké pour les galettes de haricots. Le commerçant doit savoir s'adapter. Dieu merci, tout se passe bien et ça marche parfaitement », déclare Sanogo Mawa, une restauratrice convertie en vendeuse circonstancielle de galette.
Dame Fatoumata « grille » toujours ces galettes pendant et en dehors du Ramadan. « Les gens aiment beaucoup les galettes à base de mil et la bouillie. Je les vends depuis toujours, sans attendre le Ramadan. Mais il faut reconnaître que pendant le Ramadan, la demande est forte. Si je vendais des galettes pour deux kilos de mil habituellement, pendant le Ramadan, je peux en faire pour cinq kilos. C’est rentable, mais minutieux et fatigant », souligne-t-elle.
Pour confectionner ces beignets de mil ou de haricot, il y a plusieurs étapes. D’abord, les femmes vont chercher le mil ou le haricot chez les commerçants grossistes de céréales, au marché. Ensuite, depuis la veille, elles lavent proprement les céréales pour en extraire le sable et les mauvaises graines avant de les envoyer, le lendemain matin, à la machine broyeuse pour en faire une pâte liquide compacte. C’est après cela qu’elles font battre la pâte dans une cuvette, en y ajoutant un peu de farine de blé avec du sucre, quand c’est le beignet de mil ou avec du sel, quand c’est celui de haricot. Enfin, c’est cette pâte obtenue qui est cuite à l’huile pour confectionner les beignets traditionnels. « Ces beignets n’ont rien à envier aux beignets à base de blé. Le beignet de haricot est dégusté avec un peu de sauce pimentée et le beignet de mil, souvent mélangé avec du lait en liquide ou en poudre, peut être consommé simplement. A ce sujet, on a déjà entendu un artiste ivoirien chanter : « c’est N’gnômi avec lait qui est bon ». Juste pour dire que ces galettes sont bien appréciées par les consommateurs », affirme Mamadou.
Koné I. Moussa
GENERATED_OK
-
Consultez notre charte des commentaires
COMMENTAIRES
publicitéPLUS D'ARTICLES
-
Côte d’Ivoire - Vacances. Un tournoi de football pour occuper sainement jeunes filles et jeunes garçons
-
Orpaillage en Côte d’Ivoire : légal ou clandestin, 9 questions pour tout comprendre
-
Côte d’Ivoire - Incendie. 55 autobus de la SOTRA endommagés, dont 40 entièrement calcinés
-
Côte d’Ivoire.Et si les Wê racontaient enfin leurs propres héros ?
-
22 morts, bilan provisoire après un incendie lors d’un mariage à Kinshasa (bourgmestre)
-
Côte d’Ivoire. Dispute conjugale, colère et coup de couteau mortel
-
Gabon.Le gouvernement et le Ndjobi : la maison de toutes les consciences
-
États-Unis : un Sénégalais soutire 1 milliard F CFA à 11 investisseurs pour une vie luxueuse et des cadeaux à deux anciens ministres de Macky Sall
-
Côte d’Ivoire. Prix d’achat du café et du cacao : Bruno Koné répond aux acteurs mécontents
-
Côte d'Ivoire - Social . Des anciens de Bingerville solidaires de l’hôpital psychiatrique
-
Côte d’Ivoire. Quatre éléphants jouent à cache-cache avec les habitants de Gbangoualé (Biankouma)
-
Côte d’Ivoire - Football : Seul candidat à la présidence de la Fédération, Yacine Idriss Diallo promet d d’augmenter les subvention des clubs
-
Au nord de la Côte d’Ivoire (4/4). Fête de l’initiation à Ponvogo
-
L’enquête du jeudi. Côte d’Ivoire - Rentrée scolaire 2026-2027 : les parents d’élèves traînent encore les pas(2-2)
-
L’enquête du jeudi. Côte d’Ivoire - Rentrée scolaire 2026-2027 : (1-2) le casse-tête des manuels scolaires qui changent chaque année
-
Côte d’Ivoire - Campagne 2026-2027 : le prix du kg du café fixé à 1300 F CFA et celui du cacao maintenu à 1200 F CFA
-
Côte d’Ivoire. 60 ans du lycée Ernest Boka : l’avenir des élèves au cœur de la célébration
-
Pollution, dégradation des sols… Abou Bamba tire la sonnette d’alarme sur l’orpaillage illégal
-
Au nord de la Côte d’Ivoire (2/4). Le Parc national de la Comoé
-
Côte d’Ivoire. Cacaoculture : Dominique Ouattara en campagne contre le travail des enfants
-
Côte d’Ivoire. Insalubrité : Quand les habitants jettent les ordures dans les caniveaux et les canaux d’évacuation des eaux
-
Côte d’Ivoire. Bruno Koné alerte sur l’orpaillage illégal qui menace les terres agricoles
-
Côte d’Ivoire - Accident : Cinq morts après la sortie de route d’un car
-
Au nord de la Côte d’Ivoire (1/4), sur la route de Kong
-
Côte d’Ivoire - Ligne 2 du Métro d’Abidjan : l’attribution du marché annulée
-
Côte d’Ivoire - Hommages à Philippe Cowppli-Bony : le PDCI organise les obsèques de son ancien président honoraire
-
Tentative de déstabilisation à Niamey : l’AES condamne la mutinerie à Niamey et réaffirme son soutien aux autorités nigériennes
-
Côte d’Ivoire - Mali. Détente : les deux pays adoptent le tracé définitif de leur frontière
-
Côte d’Ivoire .Les efforts du gouvernement ont permis de doubler la production vivrière
-
On récolte ce qu’on sème
-





