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Economie

Côte d'Ivoire. Filière anacarde : la campagne menacée par un manque de financement

Publié le :

La campagne de l’anacarde pour l’année 2025, ouverte le 17 janvier 2025, risque de connaître des difficultés faute de financement. A en croire une dépêche de l'agence d’information Reuters, la Banque nationale d’investissement (BNI) refuserait de signer une convention devant permettre de financer les activités des transformateurs nationaux de noix de cajou.

Des dispositions ont été prises par le gouvernement ivoirien pour développer la filière anacarde et améliorer ainsi les conditions de vie de tous les acteurs de la chaîne de valeur. Ainsi, le prix bord champ du kilogramme de noix de cajou a été fixé à 425 F CFA. Ce qui est une grande première depuis dix ans, à la satisfaction des producteurs. Les transformateurs nationaux de noix de cajou qui ont besoin de financement pour accroître leur capacité, n’ont pas non plus été oubliés. Selon la dépêche de l’agence Reuters, « le directeur général du Conseil Coton Anacarde (CCA) et les transformateurs ont élaboré une nouvelle convention commerciale et financière, suite aux instructions du Premier ministre de financer les transformateurs locaux ».

La BNI « refuse de signer »

Le financement des transformateurs locaux devait booster leurs activités et permettre d’acheter convenablement la production des planteurs d’anacarde. Mais la Banque nationale d’investissement (BNI) « refuse de signer cette convention », selon Reuters. Et cela dure depuis un mois. Cette situation risque de créer des difficultés financières dans le secteur, notamment au niveau des transformateurs nationaux qui n’auront pas la capacité nécessaire de transformer une grande quantité de matière première. Cela aura bien évidemment des répercussions sur les producteurs de noix de cajou qui ne pourront plus vendre leurs productions.

Pour mieux comprendre cette affaire de financement des transformateurs locaux, nous nous sommes rendus à la Direction générale adjointe de la BNI à Abidjan-Plateau, le 28 février 2025. Nous avons voulu savoir les raisons du refus de la banque de signer cette convention. Un agent de la direction commerciale a expliqué qu'il ne peut pas donner d’informations précises sur le financement des unités de transformation de noix de cajou. Il faudrait pour cela saisir le directeur général de la BNI par un courrier.

Au CCA, c’est le directeur chargé de la transformation qui est habilité à répondre à nos préoccupations. Mais ce dernier se trouve actuellement au Salon international de l’Agriculture (SIA) qui se tient en France.

Diomandé Karamoko


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