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Culture

Jeune musulman : Qu’Allah attendrisse les cœurs !

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Dans quelques heures, débutera le jeûne musulman que l’on appelle couramment mois de Ramadan. En attendant le verdict de la Commission lune qui siègera le vendredi soir, les fidèles musulmans du Burkina, à l’instar de leurs frères et sœurs des autres contrées du monde, se préparent déjà à faire face à cette période de pénitence. Et sitôt le mois de ramadan lancé, l’on verra également les fidèles catholiques entamer aussi le carême à partir du 5 mars prochain. Le jeûne, de même que le carême, se déroulera dans les conditions que l’on sait, au pays des Hommes intègres. En effet, le quotidien des Burkinabè reste pavé de difficultés diverses : le terrorisme avec son lot de pertes en vies humaines, de déplacements de populations et de destructions de biens. A cela, il faut ajouter les difficultés économiques marquées, notamment par le renchérissement des coûts des produits de grande consommation et la rareté des ressources financières. Et comme si le sort s’acharnait sur les Burkinabè, la canicule ne manquera pas, comme à son habitude, de faire parler d’elle. Voilà résumés l’ambiance et le contexte dans lesquels se dérouleront le jeûne et le carême pour les fidèles musulmans et les fidèles catholiques du Burkina. Malheureusement, beaucoup de nos compatriotes, victimes de violences de toutes sortes dont le terrorisme, ne pourront pas accomplir ce pilier de l’Islam. Raison pour laquelle, il importe d’avoir une pensée pour tous ces fidèles éprouvés par les évènements, en l’occurrence pour tous ceux vivant dans les zones à forts défis sécuritaires.

Qu’Allah agrée les prières des fidèles musulmans et catholiques

En pareilles circonstances, quoi de plus normal que d’implorer le Ciel, pour qu’il attendrisse davantage les cœurs de ceux et celles qui ont une parcelle de pouvoir, afin qu’ils entendent encore plus les cris de détresse de ces fidèles victimes résignées. Et qu’il attendrisse surtout les cœurs de ceux qui, on ne sait pour quelle raison, troublent la paix et la cohésion sociales. Cela dit, si nous implorons la clémence et la pitié du Ciel, il sied aussi de dire certaines vérités. En effet, le mois de Ramadan est connu pour être une période de spéculation pour certains individus qui n’hésitent pas, par exemple, à augmenter les prix des produits de grande consommation sur le marché. Déjà que la vie est chère pour beaucoup, ce serait aggraver leur sort que de chercher à faire du profit durant ce mois. Et, ce faisant, poser des actes contraires aux prescriptions divines selon lesquelles le jeûne et le carême doivent se caractériser par le partage, la solidarité et la tolérance. Pour le cas des prix des produits de grande consommation, le gouvernement est davantage interpellé pour faire entendre raison à tous ces commerçants qui feraient dans l’exagération. Depuis quelques mois, les services de contrôle mènent des opérations sur le terrain afin de contraindre les récalcitrants à respecter la règlementation économique. Il faut s’en féliciter et espérer que ces actions de dissuasion et de répression se poursuivront. Pour le reste, on souhaite qu’Allah agrée les prières des fidèles musulmans et catholiques.

Michel NANA


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