Le bilan oscille entre 56 morts, officiellement, et 130, de sources hospitalières, à la suite de bousculades, le 1er décembre 2024, au stade du 3 avril de N’Zérékoré en Guinée, au cours de la finale du tournoi « Général Mamadi Doumbouya », opposant l’équipe locale et celle de Labé. A l’origine de ce drame, une décision arbitrale ayant fait l’objet de vives contestations.
Pris au piège, de nombreux spectateurs, dont des enfants, auraient été écrasés par des milliers d’autres, dans une folle débandade. Chacun cherchait à échapper aux effets du gaz lacrymogène répandu par les forces de l’ordre, en fuyant vers l’unique sortie du stade du 3 avril de N’Zérékoré. Certains ont même escaladé les murs du stade.
En effet, on jouait les dernières minutes du match dans un stade archi-plein, lorsque l’arbitre siffle un pénalty en faveur de l’équipe de N’Zérékoré, selon une information de Radio France Internationale (RFI). Les visiteurs contestent cette décision et s’en prennent à l’arbitre. Dans le même temps, des supporteurs mécontents lancent des projectiles dans le stade. Pour les en empêcher, les forces de l’ordre présents sur place, font usage de gaz lacrymogène. Cela crée la panique au sein des spectateurs qui s’étaient déplacés par milliers pour assister à ce match. C’est dans leur fuite vers la sortie du stade que beaucoup auraient perdu la vie. Les actes de violence se sont aussi exportés en dehors du stade, entraînant l’incendie du commissariat urbain de la ville.
Dans un communiqué rendu public le 1er décembre 2024, Amadou Oury Bah, Premier ministre de la transition, fait état d’un bilan provisoire de 56 morts et plusieurs blessés. « Mais des sources proches des services hospitaliers de N’Zérékoré confient anonymement avoir reçu au moins 130 cadavres », indique RFI.
N’Zérékoré porte le deuil
Le gouvernement de la transition « rend hommage aux victimes et présente ses condoléances aux familles endeuillées. Il souhaite également un prompt rétablissement aux blessés, dont la prise en charge est garantie », rassure le communiqué signé par Amadou Oury Bah. Il rassure également la population que « des enquêtes seront menées pour établir les responsabilités liées à ce tragique événement ».
« Les écoles sont fermées, le grand marché et tous les commerces également fermés. Dans l’ensemble, la ville est calme et porte le deuil », fait remarquer le confrère de BBC News Afrique. Le lendemain du drame, les familles des victimes ont convergé vers l’hôpital régional pour en savoir plus sur l’état de santé de leur proches, en ce qui concerne les blessés. La tension était toujours palpable dans la ville de N’Zérékoré, même si tout paraissait calme. Des barricades tenues par des hommes en tenue étaient visibles à plusieurs endroits. Le gouvernement de transition avait aussi restreint l’internet dans la localité.
Diomandé Karamoko
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