C’est la ruée vers la culture et commercialisation du manioc actuellement, dans le département de Man, pour de nombreuses femmes en milieu rural, organisées en associations de productrices et transformatrices. Notons qu’un hectare de manioc réalisé sur une parcelle de terre fertile peut rapporter 1 à 1,8 million de francs CFA.
A Kassiapleu, une localité située à 5 km du chef-lieu de la commune de Man (région du Tonkpi), sur une superficie estimée à 600 m2, les femmes du département de Man, rassemblées en associations puis en fédération : l’Union des Associations des Femmes de Man (UAFM) ont construit une unité ultramoderne de transformation de manioc. De cette entité sortent du très bon attiéké (made in Man), de la pâte de placali, de l’amidon, du charbon « vert » ou du charbon bio et de la farine boulangère, différents produits alimentaires dérivés de la transformation du manioc.
Du charbon vert
Si l’attiéké, le charbon vert et l’amidon sont écoulés sur place à Man, la farine boulangère, par contre, est vendue à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. La pâte de placali fabriquée à Man est exportée vers le Libéria, la Guinée (Conakry), le Mali et le Burkina-Faso.
Soulignons que le charbon vert, fabriqué à partir des épluchures et des parties solides du manioc, est très apprécié par les femmes dans les ménages. « Pour cuire à point le repas d’une famille de 5 personnes, on a seulement besoin d’une petite quantité de charbon vert. En plus, ledit charbon n’est pas salissant » a fait observer dame Gue Sadia Agnès, une ménagère.
Une demande de 15 tonnes de manioc par mois
15 tonnes de manioc en moyenne. C’est la quantité de manioc dont a besoin, chaque mois, cette unité de transformation. Véritable aubaine ! En vue de produire en quantité suffisante cette matière première, plus de 222 hectares de manioc sont annuellement réalisés par l’UAFM, une fédération qui regroupe 218 associations féminines identifiées sur le territoire du département de Man. Elle revendique plus de 11 000 membres. Ce sont des femmes dont l’âge oscille entre 20 et 60 ans, issues des différentes couches sociales de la population.
Chacune des associations doit annuellement cultiver un ou deux hectares de manioc. La Fédération doit, quant à elle, réaliser trois à quatre hectares de champ communautaire de manioc chaque année. « Des champs communautaires pour consolider la paix et la cohésion sociale entre les femmes de Man. Car, c’est ensemble que nous sommes forts. C’est ensemble que nous vaincrons la pauvreté à Man et dans les contrées environnantes » a déclaré Noelle Dosso, présidente de l’Union des Associations de Femmes de Man.
Bocou-1, Bocou-2, Yacé, Yacé-blanc sont, entre autres, les différents types de manioc cultivés. Différentes variétés caractérisées par un fort taux de rendement à l’hectare. La production est estimée à 3 ou 4 tonnes à l’hectare, lorsque les techniques culturales modernes sont observées. Ce ne sera donc pas une surprise, lorsque vous découvrirez, dans les différentes provinces de Man, des champs de manioc réalisés par des femmes qui s’étendent à perte de vue.
Honoré Droh
Correspondant régional
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