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Kibarou

Kibarou. Cette opportunité que la Chine offre à l’Afrique

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Le pays de l’Empire du Milieu inflige en ce moment une grande frayeur aux Etats de l’Union européenne, en matière de production industrielle : il s’agit de l’écoulement sur les marchés de l’Union, de produits industriels conçus à bas coût en Chine et qui viennent, à travers les prix qu’ils affichent livrer une concurrence redoutable aux mêmes types de produits, issus des industries européennes. L’Europe crie alors à la concurrence déloyale, à la transgression des règles commerciales régissant l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), en même temps qu’ils brandissent l’arme du protectionnisme. Plusieurs produits, propices à divers usages sont concernés par cette situation. Dans le domaine de l’automobile notamment, l’on a les véhicules électriques, de plus en plus indispensables pour la réduction de l’empreinte carbone, par ce que n’émettant pas de gaz d’échappement ou de dioxyde de carbone, hautement responsable du dérèglement climatique.

En Chine, l’industrie des voitures électriques est déjà bien développée, avec des productions qui s’imposent avec des technologies hautement appréciables. C’est que l’Etat chinois, bien conscient du brillant avenir qui attend les véhicules électriques à travers le monde n’a pas hésité pas à consacrer des subventions massives à leurs fabricants. De sorte que, le coût de production est beaucoup plus supportable pour ceux-ci, ce qui garantit dans le même temps, un prix d’achat plus accessible à leurs clients. De plus, les productions industrielles chinoises d’une manière générale, ne souffrent plus de ce discrédit qui les frappait encore jusqu’au cours des années 1980. En effet, l’appellation sarcastique de « Chine Toc », employée pour relever l’infériorité de leur qualité par rapport à ce qui se fait en occident, est devenue plutôt rare. Simplement par ce que les produits industriels chinois rivalisent désormais en qualités et performances avec celles des pays du G7, qui en sont du reste de plus en plus frileux au fil des années. Leur dernier sommet de cette organisation tenu jeudi dernier en Italie en a donné la preuve, avec cette tentative d’amener Pékin à revoir son système d’appui national au développement industriel.

L’Afrique semble regarder cette situation avec un certain désintérêt, qui pourtant recèle d’opportunité lui permettant d’avancer dans sa stratégie de lutte et de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. Notamment dans le secteur du transport public avec une introduction progressive et massive des véhicules électriques dans ses parcs automobiles qui restent encore fortement dominés par de nombreux tacots achetés comme véhicules d’occasion d’origine européenne. Chaque jour qui passe, ces « France au revoir », comme on les appelle sur un ton goguenard, aux moteurs thermiques fortement éprouvés émettent d’importantes quantités de dioxyde de carbone dans l’air. Aussi est-il impérieux pour les pays africains d’engager déjà avec le géant chinois, des initiatives favorisant une ouverture de marchés prospères de ces véhicules électriques sur leurs sols. Et ces pays gagneraient surtout à faire en sorte que les marchés en question soient directement approvisionnés par les industriels chinois, sans transiter par des concessionnaires européens. Cela, de manière à ce que ces voitures électriques ne parviennent pas en Afrique, avec de la valeur ajoutée revenant aux revendeurs européens. Parce qu’ils vont en majorer les coûts, avant de les destiner à l’usage des populations africaines, tel qu’ils l’ont fait avec les marques de voitures japonaises, quand celles-ci se sont lancées à la conquête de l’Afrique au cours des années 1970-1980.

Mais, le caractère évolué de la notion du libéralisme économique dite mondialisation offre à ce jour, la pleine liberté notamment aux anciennes colonies de composer directement avec qui elles veulent, sans intermédiation tutélaire quelconque. Cette disposition, dont les cyniques velléités de contournement pour cause de domination économique par l’occident, favorisent de plus en plus la formation et la consolidation de grands ensembles économiques régionaux et continentaux. C’est en cela qu’il convient d’inciter fortement les organisations économiques sous régionales africaines à s’impliquer résolument, dans la mise place des dispositifs nécessaires à l’ouverture de ces marchés africains aux voitures électriques chinoises, pour un approvisionnement directe, sans transiter par des concessionnaires automobiles européens. C’est possible, il suffit d’y mettre toute la volonté requise.

Moussa Ben Touré




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