A moins d’être d’une forte insensibilité à tout ce qui éveille de l’empathie et de la reconnaissance dans une société humaine normale, l’on ne peut rester indifférent à cet autre acte fort du Président Ouattara. Après la loi d’amnistie adoptée en 2018 et effectivement rentrée en application au profit de plusieurs acteurs politiques, qui s’en réjouissent encore, Alassane Ouattara vient de franchir un autre grand pas, vers la réconciliation totale des Ivoiriens. Tel que le symbolise la grâce présidentielle qu’il accordée à 51 prisonniers civiles et militaires, condamnés pour différents délits, commis lors des crises politico militaires, que le pays a connues ces dernières années. Point n’est besoin d‘être grand clerc ici, pour savoir que cette initiative pèse énormément dans le processus de réconciliation nationale. Tant il est vrai que son non accomplissement avait été brandit par nombre d’opinions, comme une faiblesse dudit processus. Processus qui reste après tout, une œuvre progressive et dont l’évolution doit bien pouvoir épouser les changements et réalités sociétales majeures de la Côte d’Ivoire. L’immense joie nationale que la victoire bien originale en soi, des Eléphants a suscitée, doublée du satisfecit international décerné au pays, quant à l’excellente organisation de cette compétition à nulle autre pareille, sont au nombre de ces réalités majeures. Et qu’il faut savoir et pouvoir capitaliser, dans la noble optique de consolider l’œuvre de la réconciliation.
C’est que, rien de tout ce qui unit déjà ou peut davantage unir un peuple qui se réconcilie, ne devrait être ignoré de qui en détient au premier chef la charge. Grande leçon de sagesse, qui n’aura pas échappé au Président Ouattara. Quotidiennement soucieux de consolider et de voir s’affirmer et grandir à chaque instant dans les cœurs et les esprits, la conviction et la volonté de tourner cette page noire de l’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante. Dès lors, qu’est ce qui peut être placé au-dessus de l’unité nationale, fortement et surtout sincèrement manifestée, du 11janvier au 13 février 2014 ? Ce faisant, tout ce qui contribue hautement à sa consolidation, comme cette grâce présidentielle, ne devrait être négligé, au profit d’un quelconque égocentrisme. Par ce que, le pardon appelle au pardon.
La Côte d’Ivoire avance donc dans la purge quotidienne des haines et rancœurs comprimées dans les poitrines. Forgeant en cela, des consciences nouvelles, éprises surtout de paix avant toutes autres considérations collectives ou individuelles. Parce que le pardon appelle au pardon, il faut alors continuer de se pardonner mutuellement. Tout en résistant aux multiples tentations divisionnistes nationales des intérêts et clivages politiques. Nous le pouvons. Allons- y.
Moussa Ben Touré
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Publié le :
1 mars 2024Par:
musa nah dao