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Côte d’Ivoire.Boribana ,Gesco et autres!... il était temps

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Nous sommes presque sortis de l’euphorie de la CAN et nos réalités quotidiennes sont en train de nous rattraper. Ainsi, deux actualités se télescopent actuellement. D’une part, la démolition de certains quartiers précaires dans la commune de Yopougon, et de l’autre, la grâce accordée par le Président de la République à des prisonniers de droit commun, civils ou militaires, condamnés pour des infractions commises lors des crises post-électorales ou pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

Sur le premier point, à savoir la démolition des quartiers précaires de Yopougon GESCO, il est vrai que la situation de ces malheureuses personnes dont les maisons et commerces ont été détruits ne peut que susciter de la compassion, voire de la colère. Lorsque l’on pense surtout à la situation de ces élèves dont l’école a aussi été détruite. Des leaders politiques de tous les bords ont tenté de s’emparer de l’affaire. C’est de bonne guerre. Mais soyons un peu honnêtes de temps en temps. Selon toutes les informations que nous avons pu avoir, les personnes concernées avaient été averties depuis plusieurs années qu’elles construisaient leurs maisons ou commerces dans des lieux où elles n’étaient pas autorisées à le faire, et avaient été priées de déguerpir. Certaines avaient même été dédommagées. Les plus responsables d’entre elles sont donc parties s’installer ailleurs. Puis d’autres personnes sont venues s’installer à leur place. Et elles ont refusé de déguerpir lorsque l’ordre leur en a été donné, il y a longtemps déjà. Je crois qu’il est temps que nous apprenions qu’un pays qui se veut sérieux ne se construit pas dans le désordre et l’anarchie. Lorsque des zones sont déclarées inconstructibles, on n’y construit pas, tout simplement. Et avant de construire quelque part, on demande d’abord une autorisation à l’autorité compétente. Tout aussi simplement. Nous vivons tous, à chaque saison des pluies, les tragédies causées par nos indisciplines, avec les maisons qui s’écroulent sur des personnes, les inondations provoquées par des maisons construites là où il ne fallait pas. Lorsque l’on veut une belle ville, agréable à vivre, on respecte un certain nombre de règles. Combien de fois n’avions-nous pas déploré le fait que le bord de mer à Abidjan ait été colonisé par des bidonvilles insalubres ? Ils ont fini par être détruits et leurs habitants logés ailleurs, et nous apprécions tous aujourd’hui le résultat lorsque nous prenons la route de Grand-Bassam. Oui, une belle ville agréable à vivre s’obtient au prix de certains sacrifices.

Concernant la grâce accordée par le Chef de l’Etat à certaines personnes, nous ne pouvons que nous féliciter de ce que l’effet CAN se soit prolongé jusqu’au pardon des fautes commises. Merci encore, Monsieur le Président. Souhaitons simplement que nous tous, Ivoiriens, comprenions le sens de ce geste et apaisions définitivement nos cœurs, les vidions de toute haine, et de toutes ambitions malsaines. Les règles pour accéder au pouvoir sont claires et connues de tous. Respectons-les tout simplement. Maintenons l’union sacrée que nous avions retrouvée pour soutenir nos footballeurs durant la CAN afin de relever tous les autres défis qui se présentent à nous. Ils sont nombreux. Plus haut, nous parlions du déguerpissement de certaines populations. La question d’un cadre de vie salubre et sécurisé pour nos populations nous interpelle tous. Tout comme celles de la paix dans notre pays, de l’éducation, de la qualité de notre système sanitaire, et autres. Ce sont là quelques- uns des combats que nous devons mener tous ensemble dans l’union.

Saluons aussi la décision du Chef de l’Etat de faire ériger un Mémorial en hommage aux victimes des graves crises que notre pays a connues au cours de ces dernières années. La construction d’un tel monument est plus que jamais nécessaire pour que chacun de nous, ainsi que les générations futures, en voyant cela, se dise : « plus jamais ça ! ». Car notre défaut, à nous Africains, et que nous ne savons pas conserver nos mémoires, et de ce fait, nous ne savons pas tirer des leçons de notre histoire, ce qui nous condamne à la revivre toujours.

Venance Konan




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