La victoire du Maroc sur la Zambie a permis à la Côte d'Ivoire, pays hôte de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), de décrocher son ticket pour les huitièmes de finale. Après deux défaites successives contre le Nigeria et la Guinée équatoriale, le pays avait peu d'espoir de poursuivre la compétition. Dans la plus grande commune du pays, à Yopougon, les populations sont sorties nombreuses pour célébrer cette qualification.
En cette soirée du mercredi 24 janvier 2024, Yopougon porte bien son étiquette, celle d'une capitale de la joie. Dès la fin du match opposant le Maroc à la Zambie, c'est la liesse populaire. Des feux d'artifice illuminent le ciel. Des pétards sont lancés un peu partout. Les populations poussent à l'unisson des cris de joie et des applaudissements nourris. Les femmes, hommes, enfants... sortent pour manifester leur joie de rejoindre les huitièmes de finale. " On va remporter cette CAN ! ", lance M. Dadji qui sort prestement de sa maison.
Dans les rues, il règne une ambiance de folie. Les voitures klaxonnent en désordre. Les vuvuzelas et sifflets résonnent en symbiose. Le drapeau de la Côte d'Ivoire flotte dans les airs. Les jeunes, portés par la fierté nationale, font des parades dans la commune. Certains sont habillés du maillot ivoirien, d'autres sont torse nu. Ils courent, dansent et font des acrobaties sur le trottoir. " C'est pour cela qu'on dit que le découragement n'est pas ivoirien. On garde espoir pour l'avenir ", indique Claire qui rit aux éclats.
Dans les maquis, l'ambiance est présente. À Star Mood, des fêtards dansent sur l'une des musiques les plus en vogue de la CAN, "Coup du marteau", chantée par Tamsir et la Team Paiya, Ste Milano, Renard Barakissa, Tazeboy et PSK. Cette musique, qui a été écrite pour mettre l'ambiance dans les points chauds d'Abidjan après les matchs de football, résonne en permanence dans les maquis de Yopougon. Des personnes prennent des photos et vidéos pour immortaliser le moment.
On croise les doigts pour la suite.
La qualification des Éléphants crée tout de même une inquiétude pour les Ivoiriens. L'équipe nationale affrontera lundi prochain le Sénégal, qui détient le titre de champion d'Afrique. Les Lions de la Teranga comptent bien garder leur couronne et s'imposer sur tous leurs adversaires. Mais du côté ivoirien, on reste mitigé.
Les deux derniers matches des Éléphants n'étaient pas favorables pour eux. Après une défaite contre le Nigeria (1-0), le dernier match des Ivoiriens lors de la CAN 2023 a été perçu par beaucoup comme une humiliation. Le pays s'était incliné sur un score de 4 à 0 face à la Guinée équatoriale. Une défaite qui a laissé un goût amer à la population. C'est la première fois qu'un pays organisateur d'une CAN perd 2 matches de poules depuis 1984. Mécontents, les supporters au stade ont hué leur équipe nationale. Il y a également eu des actes de vandalisme qui ont été signalés dans plusieurs communes d'Abidjan. " J'aurais préféré que l'aventure s'arrête ici pour nous. Ça nous évitera une autre humiliation contre le Sénégal ", indique Anne Amon, étudiante.
Mais une autre partie des Ivoiriens reste optimiste et s'accroche à l'espoir d'une victoire contre les Lions de la Teranga. ".Lundi nous étions morts et ensevelis. Descendus aux enfers. 3 jours après, les Éléphants ressuscitent des morts. Je ne sais pas si nous monterons aux cieux le 11 février, mais ce qui est sûr, c'est qu'on continue l'aventure ", écrit sur sa page Twitter Malick Traoré, journaliste, présentateur d'émission télé.
De Lima Soro
GENERATED_OK
-
Consultez notre charte des commentaires
COMMENTAIRES
publicitéPLUS D'ARTICLES
-
CNID : la Côte d’Ivoire mise sur l’innovation verte
-
Affaire Aminata Seck : l’ordre d’expulsion annulé, mais...
-
Côte d’Ivoire : la Cour des comptes relève un excédent budgétaire de 268 milliards FCFA en 2024
-
À Genève, la Côte d’Ivoire échange avec le Nicaragua sur l’avenir du cacao
-
Diaspora .Dr John Tra, le trait d’union médical entre les États-Unis et la Côte d’Ivoire
-
Côte d’Ivoire : « La Récré des Livres avec Tata Nahomi » pour donner le goût de la lecture aux enfants
-
La Côte d’Ivoire, 75e pays à signer les accords Artemis de la NASA
-
Côte d’Ivoire : un remorqueur sans visite technique épinglé
-
Côte d’Ivoire : face à la menace des éléphants, des paysans abandonnent leurs champs
-
L’enquête du jeudi. Boulevard Nangui Abrogoua d’Adjamé : le terre-plein transformé en parking
-
Côte d’Ivoire.La COM-AGRID renforce la coordination de la communication agricole
-
Orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : 30 pick-up, 300 motos et des drones pour renforcer la traque
-
Diaspora. Mahé Michel, l'étudiant devenu président de la communauté des Ivoiriens en Thaïlande
-
Washington , DC : le Président du COSIM salue l’action de l’Ambassade de Côte d’Ivoire
-
Éliminatoires CAN 2027 : En dernières minutes, les Éléphants font chuter Ocean Stars de Somalie (2-0)
-
ONU : la société civile de l’Est de la RDC dénonce une « guerre économique » alimentée par les minerais
-
Côte d’Ivoire .Facobly se dote de ses premiers engins de travaux publics
-
Côte d’Ivoire : Opération Épervier Spécial à Daloa, un réseau présumé de trafic de stupéfiants démantelé
-
À Harvard, Bruno Koné présente sa vision pour la modernisation de l’agriculture ivoirienne
-
Nialé Kaba : une offensive diplomatique à New York
-
10ᵉ Dîner de Gala de la Fondation Children Of Africa : Abidjan se prépare à une grande soirée de solidarité en faveur de la jeunesse
-
Côte d’Ivoire. Koumassi Campement - Des familles déguerpies paralysent la rentrée scolaire
-
Témoignage. Lucien Houédanou : Mes rencontres avec le centenaire Olympe Bhêly-Quenum
-
66ème du Mali indépendant : Faire du président Modibo Kéita un héros national !
-
Vive tension après suspension de l'inhumation d’un militant de la C64 à Kinshasa
-
Diaspora .Jacob Goldsmith : d’immigré sans papiers à photographe renommé et galeriste dans le Maryland
-
Côte d’Ivoire .Marcel Amon-Tanoh déclare son patrimoine
-
Côte d’Ivoire : Georges Taï Benson, une légende de l’audiovisuel s’est éteinte
-
Sidya Touré : itinéraire d’un homme d’État entre la Côte d’Ivoire et la Guinée
-
La saga des Libanais de Côte d’Ivoire. Je t’aime… moi non plus (3/3)
-





