Embrouillamini autour de la remise en liberté provisoire des deux principaux suspects dans l’affaire Martinez Zogo, du nom de ce journaliste camerounais assassiné en janvier dernier. Le juge d’instruction a-t-il, oui ou non, pris une ordonnance pour demander la libération provisoire du patron du renseignement, Léopold Maxime Eko Eko et de l’homme d’affaires, Jean-Pierre Amougou Belinga ? Ou est-ce un fake savamment distillé sur les réseaux sociaux ? En tout cas, la joie des avocats, amis et proches des deux mis en cause, n’a finalement été que de courte durée, et leur déception immense puisque, de libération, il n’en sera finalement rien ; les deux prévenus resteront toujours dans les liens de la détention. L’ordonnance du juge d’instruction du tribunal militaire portant décision de libération, aurait été, en fait, un faux ; l’authenticité de cette ordonnance ayant été démentie par le juge d’instruction et le commissaire du gouvernement. Dire que ceux qui ont été à l’origine de cette présumée manœuvre, étaient si prêts de leur but ! Car il aurait fallu de si peu pour que les deux inculpés recouvrent la liberté ! Les avocats de prévenus, évidemment, voient les choses autrement. Eux qui soutiennent hic et nunc qu’une ordonnance a bel et bien été prise par le procureur et que le chef d’Etat camerounais aurait même reçu copie de sa décision. Au cas où cette information était avérée, l’hypothèse que des pressions aient été exercées sur la Justice, n’est pas à exclure. Sa réputation n’étant déjà pas bonne, la Justice camerounaise s’est-elle rétractée à la dernière minute, après que l’ordonnance a été remise ? Les avocats des prévenus ont-ils alors raison de crier au scandale ? C’est là un faisceau d’interrogations, pour lequel, il est, pour l’heure, difficile de démêler le vrai du faux. Toujours est-il que tout cela fait désordre !
Ce feuilleton judiciaire à rebondissement est à l’image du Cameroun de Paul Biya
C’est assurément un piteux spectacle qui ne fait pas honneur à la Justice de ce pays ni à l’Etat du Cameroun. Mais faut-il s’en étonner ? Non ! Ce feuilleton judiciaire à rebondissement est à l’image du Cameroun de Paul Biya, qui a achevé de n’être plus un Etat normal et comme qui dirait, a toujours marché sur la tête. A présent que le mal est fait, il reste à souhaiter que la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient situées au plus vite. Autrement, ce serait une seconde mort pour le journaliste Martinez Zogo qui continue de retourner dans sa tombe, dans l’espoir que justice lui soit rendue outre-tombe.
« Le Pays »
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