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Politique

Présidentielle à Madagascar : Le taux de participation, principal enjeu

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Contre vents et marées, la Grande Ile va élire aujourd’hui, 16 novembre 2023, le locataire du Palais d’Iavoloha dans la banlieue d’Antanarivo. Environ 11 millions de Malgaches sont appelés à départager une dizaine de candidats dont, d’une part, le président sortant, Andry Rajoelina, et d’autre part, un collectif d’opposition dont deux anciens présidents, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina. A quoi va ressembler cette journée électorale à Madagascar ? Les électeurs prendront-ils d’assaut les bureaux de vote ou vont-ils bouder les urnes ? Va-t-on assister à une vague de violences dans « l’île Rouge » ? Ou finalement, le scrutin tant redouté, va-t-il passer comme une brise du soir berçant les côtes de l’océan ? En vérité, tout observateur avisé du processus électoral malgache toujours émaillé d’incidents et de tensions socio-politiques, se voit habité par de telles questions. Et quid du sort que réservent au peuple, les principaux protagonistes du scrutin ? En tous les cas, 11 candidats, tous de l’opposition, rejettent la tenue de l’élection présidentielle et appellent, par ricochet, les électeurs à ne pas se rendre aux urnes. Et ce, en posant des exigences. Il s’agit notamment de la refonte de la liste électorale, pas très clean à leurs yeux ; de la mise en place d’un gouvernement neutre, le temps des élections ; de l’instauration d’une CENI indépendante ; de la réforme de la Haute cour constitutionnelle ainsi que de la limitation des budgets alloués à la campagne électorale par les candidats.

Il faut souhaiter que cette journée soit la plus paisible possible pour tous les Malgaches

On peut accuser l’opposition de vouloir anticiper, en voyant venir peut-être sa défaite, et de vouloir la noyer dans une revendication plus ou moins contestable comme celle de l’appel à la disqualification du président sortant en raison de sa bi-nationalité. Sans doute Ange Rajoelina a-t-il prêté le flanc en s’attribuant en « catimini » la nationalité française qui fait débat aujourd’hui. Mais aucun processus électoral crédible et sérieux ne peut balayer du revers de la main, toutes les exigences posées par les adversaires du « DJ ». C’est d’ailleurs le refus du camp du président sortant, de donner suite à ces revendications, qui a donné du grain à moudre aux opposants qui, en lieu et place de la campagne électorale, ont investi la rue depuis plusieurs semaines, toute chose qui a produit son lot de répressions et de dégâts en tous genres. La rue se fera-t-elle entendre encore aujourd’hui, même si l’objectif de l’opposition, est de délégitimer les opérations de vote ? L’on attend de voir. Mais d’ores et déjà, tout concourt à considérer la participation et la mobilisation des électeurs, comme l’enjeu principal du premier tour de la présidentielle. En cas de forte mobilisation des électeurs, ce serait une victoire d’étape pour le candidat du pouvoir qui a d’ailleurs fait forte impression en menant une campagne à l’américaine. A contrario, cela représenterait pour Rajoeluna, un véritable camouflet, après avoir préféré avancer tête baissée, face aux récriminations de ses adversaires politiques. Encore faut-il se demander si Andry Rajoelina pour qui la fin semble justifier les moyens, se préoccupe du taux de participation. L’essentiel n’est-il pas, pour lui, de rester président ? Pour le reste, il faut souhaiter que cette journée soit la plus paisible possible pour tous les Malgaches. L’adversité électorale ne devant pas servir de prétexte pour mettre à mal la paix et la cohésion sociale.

Michel NANA


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