Les mois à venir vont certainement s’inscrire dans une dynamique de changements remarquables pour la deuxième grande ville du pays, qui est Bouaké. C’est que le nouveau maire, aussitôt installé n’entend pas s’engluer dans un certain immobilisme de période d’observation ou de réflexions. Ce piège de tous les temps, finissant bien souvent par émousser les ardeurs des décideurs et initiateurs de changements fondamentaux, d’innovations de grandes envergures. Des mutations pourtant essentielles et déterminantes dans l’évolution d’une ville. Mais contre lesquelles parviennent toujours à se dresser des esprits réfractaires, à tout avènement nouveau. Par ce que, accrochés qu’ils sont, à un passé plutôt suranné.
Le ministre Amadou Koné, à qui les populations de la ville de Bouaké ont bien voulu confié la destinée de leur cité, le sait assez bien. Au point qu’il a pris le temps de bien mûrir ses ambitions et rêves pour leur commune. De sorte à les rendre immédiatement opérationnelle une fois élu. Et l’une des actions fortes qu’il entend engager dans cette dynamique du renouveau, est le déplacement de la grande gare routière de la ville. Noble initiative en soi. D’autant plus que, l’emplacement actuel de ce très vieux point de convergence des populations et des transporteurs, devra désormais servir à autre chose. Pour mieux y fluidifier la circulation. Et permettre ainsi, aux grands travaux étatiques, de modifications effectuées au niveau des infrastructures routières, d’afficher toute leur nécessité et justesse. Le déguerpissement de ces nombreux commerces informels, anarchiquement installés autour de l’hôtel Harmattan, que le maire a annoncé sera tout aussi imminent et salutaire. Ce bel édifice qui peut et doit pouvoir servir à autre chose, après avoir fait la fierté des Bouakéens, en termes de réceptif d’accueil, est à ce jour inutilement encombré par ces commerces. Une situation résultant de la crise militaro politique, qui avait secoué le pays. Et dont Bouaké en a largement subi les affres.
Le plus fascinant et notable de ces mutations sera à n’en point douter, le reverdissement total de la deuxième plus grande ville de la Côte d’Ivoire. Faire de Bouaké une ville verte. A la hauteur de New-Delhi, la capitale de l’Inde, avec des arbres partout en bordure des grandes artères, des parcs, des bosquets et autres grands espaces verts. Des réalisations qui vont conférer tout une esthétique environnementale nouvelle à la ville. Et contribuer, largement à améliorer notablement la qualité de vie, des populations. Grâce à une réduction de la pollution de l’air, dont se chargeront les arbres et espaces aménagés. En absorbant au quotidien, les importantes quantités de carbone distillées par les motos et automobiles en circulation, avec des moteurs aussi vieillots que souffrant d’un sérieux manque d’entretien approprié.
On le voit, la nouvelle équipe municipale n’entend pas se reposer sur les grands travaux gouvernementaux engagés il y a peu et qui, admirablement changent en ce moment la physionomie de la cité du Gbêkê. Elle s’installe avec une toute autre vision de la ville. Stimulante celle- là, de son développement tous azimut. Et complémentaire de tous les projets structurants que les pouvoirs publics y développent. C’est tout simplement l’amorce d’un nouveau départ, d’une renaissance qui s’opère dans la capitale du centre. Gageons qu’il en sera effectivement ainsi. Car, bien d’autres travaux sont prévus dans ce sens, par le Conseil municipal.
Moussa Ben Touré
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