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Voici pourquoi il faut (vraiment) éviter les vêtements trop serrés

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Jean slim, skinny ou taille haute, string ou culotte gainante, stilettos vertigineux... La mode est aux vêtements étroits. Problème : notre corps n’apprécie guère d’être ainsi corseté ! Inventaire de ces nuisances trop souvent minimisées.

Des conséquences sur le transit et les abdominaux

Pantalon trop haut, collants ou ceinture trop serrée occasionnent tout d’abord des problèmes digestifs. Douleurs abdominales, ballonnements, constipation sont souvent la conséquence directe de la compression des intestins, qui ne peuvent plus travailler normalement. "Le port d’une gaine, par ailleurs, donne l’illusion d’un ventre plat, mais empêche les abdominaux de se muscler. Sur la durée, c’est contre-productif !", explique la Dre Odile Bagot, gynécologue.


Une source d’irritation pour la peau

Un soutien-gorge trop serré peut empêcher de placer tout le sein à l’intérieur du bonnet, ce qui se traduit par des rougeurs et brûlures. Même sanction pour les pantalons en cuir ou jeans étroits dont les coutures altèrent la barrière protectrice de l’épiderme, allant jusqu’à générer des plaies, notamment au niveau de l’entrejambe ou de la vulve. "Ce frottement incessant du tissu contre la peau peut aussi à aboutir à une folliculite, une infection des poils qui crée des rougeurs douloureuses ou des démangeaisons."


Des effets délétères sur la circulation sanguine

Un jean très serré au niveau des cuisses, des creux de l’aine ou l’arrière des genoux a tendance à bloquer le retour veineux. "Les zones concernées ne sont pas correctement oxygénées, le sang stagne dans les jambes et génère une insuffisance veineuse." Celle-ci se traduit alors par une sensation d’engourdissement, un phénomène de jambes lourdes, la formation de peau d’orange ou de varices. À éviter donc en cas de problèmes circulatoires préexistants ou d’antécédents familiaux.

Un risque de vulvovaginite à répétition

String, tanga, sous-vêtements ou pantalons trop ajustés, empêchent également la peau et les muqueuses de respirer. "La transpiration et la macération au niveau de la vulve favorisent la prolifération des bactéries et des germes, poursuit la gynécologue. Cela peut donner lieu à des vulvovaginites à répétition, sous forme de mycose ou de vaginose." La mycose peut aussi atteindre le pli interfessier et remonter jusqu’en bas de la colonne vertébrale, en particulier chez les personnes en surpoids.



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