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Kibarou

Leçon du Covid à ne pas négliger

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S’il y a bien une leçon que l’Afrique a tirée de la pandémie du Covid 19, c’est indubitablement, la fragilité de ses dispositions et stratégies mises en place, pour surmonter les crises sanitaires de la dimension de celle du Coronavirus, ayant bouleversé le monde entier de 2020 2021. Le continent qui s’est trouvé dépourvu de moyens adéquats et efficients, n’a véritablement trouvé son salut que dans une remarquable et exemplaire observance des mesures barrières. Par la suite, les multiples difficultés d’accès aux vaccins mis au point, pour contrer l’expansion de la maladie, ont aussi été révélatrices pour les dirigeants africains, de l’absolue nécessité de s’affranchir des pays développés, dans une telle circonstance. C’est que dans la mise des vaccins à la portée des populations du monde, gratuitement ou non, l’Afrique a été la cinquième roue du carrosse. La satisfaction de ses besoins en vaccins, n’a pas fait l’objet d’une priorité, au même titre que dans les pays développés. Cette situation discriminatoire, avait suscité un sursaut d’orgueil chez les dirigeants du continent, les aiguillonnant surtout à se lancer dans la fabrication de leurs propres vaccins. De nobles initiatives sont nées à cet effet au Sénégal, au Maroc en Afrique du Sud et en Algérie. Assorties même de désirs de coopération entre les pays engagés à installer des unités communes de production de vaccins, purement africains.

Mais, dans la logique même de cette réaction africaine, c’est une ambition plus élargie d’indépendance en la matière, que le continent doit manifester. Qui prend en compte, le développement de sa propre industrie de fabrication de produits pharmaceutiques. La volonté de réaliser une telle idée, reste malheureusement encore faible. En tout cas insuffisamment exprimée ici et là et loin de figurer au nombre des priorités des dirigeants. Pourtant, c’est bien le contraire qui devrait se produire, au regard de toutes les potentialités dont regorge la biosphère africaine. Véritable vivier de molécules diverses, n’attendant que l’adoption de politiques volontaristes suffisamment affirmées et audacieuses, pour la fabrication de médicaments. Voilà plusieurs décennies aujourd’hui que, soixante- dix pour cent des médicaments vendus dans les officines américaines, sont à base de plantes. Pendant que, l’Afrique demeure encore complexée par les processus et protocoles scientifiques occidentaux, de mise au point des substances chimiques médicamenteuses de l’occident.

A ce jour, l’Algérie s’est résolument engagée dans la promotion d’une véritable industrie pharmaceutique nationale, comme le témoigne la création d’un ministère dédié à cette noble ambition. Laquelle reste aussi, un symbole fort de souveraineté. A une époque où, l’un des secteurs fortement gagnés par la contrefaçon, est celui des médicaments importés, il nous apparait plutôt bienséant , d’initier et de promouvoir des politiques publiques, mobilisatrices d’investissements privés, visant à développer des industries de production de produits pharmaceutiques bien africains. Comme on le fait déjà pour d’autres secteurs d’activités. En Côte d’Ivoire singulièrement, les dispositions et conditions légales et réglementaires, de la création d’unités de fabrication de produits pharmaceutiques existent. Pour autant, les initiatives et autres actions étatiques promotrices de cette industrie, restent encore bien timides, pour ne pas dire rares, voire insignifiantes. Alors que, du côté des naturothérapeutes, de réels efforts d’amélioration des définitions posologiques et de conditionnement des produits, sont régulièrement enregistrés. L’efficacité curative des principes actifs de certains de ces médicaments, font de plus l’objet de témoignages éloquents de la part de patients, en nombres tout aussi croissants. Mais surtout, d’approbations scientifiques par des laboratoires universitaires de la place. A ce jour, environ une dizaine de produits sont ainsi validés, par les instances scientifiques nationales spécialisées en la matière.

Reste donc, l’élaboration de politiques vigoureuses par les pouvoirs publics, encourageants des investissements conventionnels appropriés dans le secteur. Bien sûr tout en gardant la vigilance absolue contre, l’apparition des unités clandestines, qui prétendent fabriquer des produits pharmaceutiques d’origine occidentale. Mais qui en réalité, ne sont que de viles et dangereuses entités de contrefaction, comme celle récemment démantelée à Bingerville.

Moussa Ben Touré



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