Si les pouvoirs publics ivoiriens peuvent s’enorgueillir d’avoir réussi une baisse considérable du niveau de l’insécurité à travers le pays, avec en prime Abidjan, il n’en est pas autant pour les accidents de la circulation. Dont, les grands axes routiers du pays continuent d’être tristement le théâtre. Le dernier en date, de ces tragiques accidents ayant endeuillé plusieurs familles, est survenu le 5 janvier dernier, sur l’autoroute du nord, précisément à l’entrée de Yamoussoukro, en pleine journée. Puisque c’était aux environs de midi. On ne saurait donc mettre en cause, une quelconque question de mauvaise visibilité nocturne, qu’aurait accentuée la brume de poussière qu’occasionne en ce moment ce vent froid et sec qui est harmattan soufflant dans la localité. Difficile donc de comprendre, ce qui a bien pu se passer dans la tête du conducteur du mini car. Roulant à vive allure, à l’entrée d’une grande agglomération où, il n’ignore pourtant pas l’intensité habituelle de la circulation automobile, il a, on ne sait trop pourquoi, effectué des dépassements incontrôlés et surtout inappropriés. Pour aller frontalement télescoper un car venant dans le sens inverse. C’est-à-dire en route pour Abidjan et causer par c fait même, la mort de quatorze personnes. Qu’est ce qui peut rationnellement expliquer un si mauvais comportement au volant, si ce n’est l’incivisme. Certainement né de l’inconscience dont « souffrent », nombre de nos conducteurs routiers. Jeunes pour la plupart.
L’autoroute du nord, voie à grande circulation aujourd’hui aisément carrossable, a déjà enregistré nombre d’accidents similaires. C’est dire que l’état de nos routes, singulièrement cette autoroute, jadis truffées de crevasses par endroits, naguère mis en avant par les transporteurs pour expliquer la multiplicité des accidents, ne tient plus la route. Il y a bien cette irresponsabilité inqualifiable des conducteurs, qui semble résister à toutes les campagnes de sensibilisation et autres mesures. Visant à les conscientiser sur l’absolue nécessité de se savoir et de se sentir pleinement responsables de la vie des personnes qu’ils conduisent au quotidien. Il faut certes saluer la diligence et la perspicacité de la réaction des pouvoirs publics, marquée notamment par la suspension immédiate de la société de transport, dont le chauffeur est à l’origine de cet accident. Pour autant, ainsi que le soutiennent plusieurs avis, il serait convenant d’aller plus loin, dans les sanctions. Notamment infliger une peine d’emprisonnement ferme au chauffeur, dont la durée sera fonction du degré de gravité de sa faute. Cette peine devra être assortie d’une interdiction irréversible de toucher au volant de tout véhicule, affecté ou non au transport. Combien de fois, a-t-on vu ou entendu dire que des conducteurs ont été emprisonnés, pour avoir causé la mort de passagers, du fait de leurs idioties et autres légèretés au volant ? Une telle sanction, si toutefois elle n’existe pas encore en tant que telle, peut tout de même, avoir déjà fait l’objet d’une application par la justice. Sur la base d’une plainte formulée. Mais ici, il est question de la formaliser désormais, avec ses accessoires comme une peine incontournable, devant s’abattre sur tous ces chauffeurs exerçant dans le transport. Qui se rendraient coupables d’accidents mortels, qu’ils auraient pourtant pu éviter. En se montrant tout simplement plus disciplinés, consciencieux de l’importance de la responsabilité qui est la leur, donc respectueux du civisme routier.
Moussa Ben Touré
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