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Politique

Vie chère : Galère, je conjugue au présent

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Au-delà de l’insécurité sociale, sanitaire et alimentaire, le malien connait également l’insécurité financière. Depuis un certain temps, les maliens ne font que crier galère, galère.

Non seulement les activités tournent au ralenti mais, la vie coûte également chère. Bref, les prix de plusieurs produits de première nécessité ont connu une hausse sur le marché. Tout est devenu si cher que la population s’en plaint.

Face donc à l’incapacité du gouvernement, en manque de solution, le Front Populaire Contre la Vie Chère (FPCVC) constate avec amertume que le gouvernement manque de solutions au problème.

Hormis les céréales c’est le prix de plusieurs produits qui a augmenté. Et pourtant, le revenu du citoyen lambda quant à lui n’a grimpé d’aucun franc. Dans une telle situation, ce même citoyen ne peut que se sentir financièrement asphyxié. Et voilà la raison pour laquelle il crie galère. Si le citoyen lambda avait un revenu conséquent, pensez-vous qu’il se plaindra de cette cherté de la vie à ce point et de la galère qui plane sur lui ? Même si les autorités croient pouvoir lutter contre cette cherté, sont-elles à même de trouver une solution à la galère qui prévaut depuis une décennie dans ce pays ? Il y a lieu de se poser de telles questions car, la situation ne fait que s’amplifier sous le silence complice des uns et des autres. Il suffit juste de prendre un taxi, une SOTRAMA ou une moto taxi et vous découvririez qu’à bord on parle de la galère au pays. Allez vers certains centres commerciaux et vous découvrirez que nombreuses sont les boutiques dont les portes restent fermées du fait de la morosité des affaires. Vous verrez même si vous êtes bienveillants que c’est au-delà de 10h que nos marchés battent leur plein.

 Le nombre de mendiants et de chômeurs quant à lui ne fait que gonfler. D’ailleurs nombreux sont les citoyens de ce pays qui par faute d’espoir continuent de quitter ce pays et ce, sans faire leurs bagages. Pour cette même cause, certains d’entre eux continuent de mourir dans le désert et sur la mer. Et pour la simple raison que le pays va mal, il est malade et a tant besoin de soins.

 Mais pourtant jusqu’à preuve de contraire, nos autorités veulent faire croire à la face du monde que tout va bien qu’à part les problèmes sécuritaire et alimentaire dû probablement à la mauvaise récolte de l’an dernier mais singulièrement à une gestion laxiste et partiale. 

Cette même gestion a engendré assez de maux notamment ceux cités ci-haut au point, où l’on se demande si la renaissance tient encore dans ses bottes. Car, ce que l’on vit aujourd’hui est loin de la renaissance mais plutôt plus proche de la descente aux enfers. Et cet état de fait doit sérieusement inquiéter nos autorités car maintenant, les maliens ont compris qu’elles ne sont pas à même de relever le défi. Sur qui peuvent-ils et doivent-ils alors compter ? Puisque les personnes en charge de les sortir du gouffre notamment nos dirigeants ne sont pas à même d’honorer l’engagement qu’ils ont pris malgré toutes les conséquences qu’ils encourent. Que cela fait honte ! Surtout lorsqu’on sait ce que ce pays regorge comme ressources naturelles et que malgré cela, la situation ne fait que se détériorer plutôt que d’émerger. Et cela à cause de la mauvaise foi de certains fils de ce pays ayant eu la chance d’être aux affaires. Que de l’ingratitude ! Ce pays leur a tout donné et ils l’ont en retour tout arraché sans pour autant conserver la moindre valeur de ce patrimoine qu’ils ont pris en otage. Voilà ce qui fait de nous des premiers qui se retrouvent à la dernière place. A qui la honte ? A nous, ou à nos dirigeants ? Chers dirigeants, N’oubliez pas une chose, c’est vous qui portez le chapeau. Je me demande souvent comment se sentent-ils en présence de leurs homologues qui se soucient de l’avenir de leur nation et face à toute cette médiocrité dont ils sont taxés. Sont-ils sourds et aveugles ? Peut-être en quête d’orientation…

M. Yattara




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