Certains parents utilisent les prêts scolaires comme il se doit. « La scolarité des enfants, c’est monsieur qui s’en occupe », confie Mme Tano. Et tout se passe bien. C’est aussi le cas de Sako Adama qui a pris un prêt scolaire de 300 000 francs à sa banque pour s’occuper de ses trois enfants, dont deux sont dans des établissements secondaires privés. Et sa femme confirme que les dépenses liées à la scolarité des enfants, sont assurées comme il se doit. A chaque rentrée des classes, affirme Bakayoko Aboubacar, «je prends un prêt de 500 000 F avec ma banque. Pour régler l’inscription, les fournitures et la scolarité de ma fille, qui fréquente un établissement privé ».
Il en est de même pour M. Légré Mathurin, qui utilise également ces fonds pour couvrir les charges afférentes à la rentrée scolaire de ses enfants. « C’est un prêt à rembourser. Donc, il faut l’utiliser comme il se doit », conseille-t-il.
L’utilisation du prêt scolaire à d’autres fins que la scolarisation des enfants, de l’avis de Bouadou Jacques, employé au service communication de la mairie de Treichville, est réelle. Pour éviter de se retrouver dans une telle situation, l’homme a souscrit à une épargne de 20 000 F, versés par mois, auprès de sa banque. Ce qui lui permet de se retrouver chaque rentrée scolaire, avec la somme de 250 000 F, qu’il utilise pour scolariser ses trois enfants. « Je ne préfère pas la formule de prêt scolaire, parce que je serai peut-être tenté de l’investir ailleurs en dehors des frais scolaires. Nous sommes en Afrique, et un problème peut survenir à tout moment. J’ai par conséquent choisi la formule de l’épargne. Pour l’heure, ça marche pour moi ».
Comme lui, N’Goran David, prestataire de services, ne trouve pas judicieux de recourir à un prêt scolaire. Il se justifie par le fait que c’est de l’argent qui va être remboursé. De surcroît avec un taux d’intérêt, qui peut atteindre 8% pour certains établissements financiers. Au bout du compte, les prêts scolaires reviennent plus cher aux personnes qui les ont contractés. N’Goran David a fait une épargne depuis la fin de l’année scolaire précédente. C’est cet argent qu’il compte utiliser pour scolariser ses quatre enfants, dont les deux derniers sont au primaire public et les deux grands, au secondaire privé. Bien que n’ayant pas d’enfants à scolariser, Camille A. qui exerce à l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’électricité de Côte d’Ivoire (Anareci), contracte chaque rentrée, un prêt scolaire de 400 000 FCFA. Il utilise la totalité de cet argen pour scolariser certains de ses neveux et nièces. N’ayant pas la possibilité de recourir à un prêt scolaire, Yapi Alexandre, informaticien à Abobo, a épargné de l’argent depuis la fin de l’année scolaire 2021-2022 pour son fils, qui doit faire la classe de Terminale F2 aux cours sociaux de la commune. Les frais de scolarité s’élèvent à 70 000 F CFA, hormis les tenues scolaires et les autres manuels. Finalement c’est en fin septembre ou début octobre que l’informaticien pourra mettre à la disposition de son rejeton, tout ce dont il aura besoin pour suivre convenablement les cours.
Barry Boubacar,Diomandé Karamoko,Junior Jeremy
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