La force Barkhane vient d’annoncer la capture de Oumeya Ould Albakaye, l’un des chefs de l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 juin 2022, dans les encablures de la frontière entre le Mali et le Niger. Connu pour ses atrocités, notamment la pose d’engins explosifs improvisés contre des cibles militaires et civiles, le désormais prisonnier de Barkhane excellait aussi dans les attaques contre des bases militaires dont celle de Gao. Mettre donc un tel criminel hors d’état de nuire, n’est ni plus ni moins qu’une œuvre de salubrité publique. C’est d’autant plus salutaire que cette grosse prise intervient au moment où des pays du Sahel, notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger, subissent la furia de l’hydre terroriste. Si pour l’heure, l’attaque de Seytenga qui a fait près de quatre-vingt morts au pays des Hommes intègres n’a pas encore été revendiquée, tout laisse croire qu’elle est l’œuvre de l’EIGS. C’est dire si la capture de ce lieutenant de cette organisation terroriste, constitue à n’en point douter un ouf de soulagement pour les populations meurtries. Au-delà des centaines de veuves et orphelins qu’auront faits les nombreuses attaques conduites ou commanditées par Ould Albakaye, c’est tout le Sahel qui se voit débarrassé ainsi de l’un des plus sanguinaires chefs terroristes de l’EIGS. En tout cas, c’est bon pour le moral des troupes engagées dans la traque des terroristes dans le Sahel. Il ne fait pas de doute que la capture de cet ogre qui ne cessait de se repaître du sang d’innocentes personnes, vient allonger la liste des trophées de guerre obtenus au Sahel par l’Armée française.
Si la capture de ce chef terroriste de l’EIGS constitue un coup dur pour son mouvement, cela ne saurait signer le requiem de l’EIGS
C’est le signe qu’en dépit des nombreuses critiques formulées à l’encontre de cette force, elle peut toujours contribuer efficacement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. On est d’autant plus fondé à le penser que Barkhane aura réussi à éliminer au moins trois chefs terroristes dans le Sahel. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la mise au cachot de Ould Albakaye permettra à Barkhane qui vient de franchir une étape importante dans son reploiement hors du Mali à travers la remise des clés de la base militaire de Menaka à l’Armée malienne, de se retirer du chaudron malien avec plus de sécurité. Cela dit, si la capture de ce chef terroriste de l’EIGS constitue un coup dur pour son mouvement qui était déjà affaibli par l’élimination, en août 2021, de son chef, Abou Walid–al Sahraoui, cela ne saurait signer le requiem de l’EIGS. On le sait, lorsqu’une tête est décapitée, une autre repousse tant et si bien que l’on se demande si la neutralisation des chefs terroristes constitue véritablement un coup de boutoir. On a des raisons d’en douter ce d’autant qu’à chaque fois qu’un chef terroriste est envoyé ad patres, ou mis hors d’état de nuire, il y a des représailles contre les forces militaires ou civiles. Faut-il alors craindre des représailles ? En tous les cas, nos armées doivent garder l’arme au pied, surtout qu’on assiste à un regain de violence au pays des Hommes intègres.
DZ
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