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Politique

L’ex-commissaire de la police Islamique de Tombouctou devant La Cpi : Un procès pour L’exemple

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Le procès d’Abdoulaziz al-Hassan se poursuit devant la Cour pénale internationale (CPI). Ce procès s’était ouvert en juillet 2020. Al-Hassan est un ancien commissaire de la police islamique à Tombouctou. Il a été arrêté par les soldats de Barkhane en avril 2017 et est accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis lors de l’occupation de la ville par Aqmi et Ansar Dine en 2012. La parole est maintenant à la défense, laquelle, à l’ouverture du procès, avait affirmé que l’accusé avait agi sous la contrainte. De quelle contrainte peut-il s’agir ? Un commissaire n’est pas un simple exécutant chargé de suivre des ordres. Bien au contraire, c’est un commandant d’opérations et un donneur d’ordres. A ce titre, il devait superviser les opérations de police à Tombouctou et, matériellement, la contrainte invoquée semble difficile à justifier. Il est vrai que les organisations terroristes ont leur propre logique et leur propre mode opératoire, mais tout de même, un commissaire est un commissaire et non un sous-fifre. A moins que ses avocats aient voulu dire par-là qu’il a agi sous la contrainte des stupéfiants comme bien des terroristes en raffolent. Mais là, au lieu d’être une circonstance atténuante, c’est plutôt une circonstance aggravante.Le procès qui se tient à un moment où le Mali, comme tout le Sahel, est sous l’emprise des terroristes, peut servir d’exemple et jouer un rôle pédagogique même si, avec les terroristes, il faut savoir relativiser les choses. Le procès peut servir d’indicateur des limites à ne pas franchir. Car, on pourrait un jour avoir à rendre des comptes.

Il revient aux Etats du Sahel de comprendre qu’une contrainte supérieure à celle des terroristes, suffit à changer la donne

Au moment de sa toute-puissance, Abdoulaziz al-Hassan ne s’imaginait pas un instant être dans la situation où il se trouve aujourd’hui, en train d’user de faux-fuyants à la face du monde entier pour tenter de se tirer d’affaire. C’est une humiliation pour lui, au regard de tous ceux qui, à un moment donné, ont été ses adeptes et ses admirateurs. Ce que l’on peut aussi retenir, c’est que ces malfaiteurs des temps modernes ne sont pas si braves et si convaincus que cela. Quand ils sont en position de force, ils ont l’arrogance des soldats nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale. Une fois défaits, tout comme les nazis après leur défaite, ils sont très souvent incapables de s’assumer et de revendiquer fièrement les actes qu’ils prétendaient poser au nom de leur croyance et de leur culture. Ils se mettent à quémander misérablement la clémence de leur vainqueur. C’est à croire qu’en réalité, leur culture et leur croyance sont ondoyantes, volatiles et assujetties au rapport de forces. La leçon à tirer est que ces monstres secrétés par le trafic d’armes et de stupéfiants sont, en réalité, des êtres fragiles gonflés d’orgueil comme un ballon est gonflé d’air, mais qu’une simple piqûre suffit à dégonfler. Lui qui, maintenant, demande la clémence de la CPI, que dira-t-il, une fois en liberté – si jamais il la recouvrait – à ses adeptes et à tous ceux qui avaient pu croire en lui dans ses errements, et pour lesquels il avait pu apparaître comme un héros de la cause islamique ? Il revient aux Etats du Sahel de comprendre qu’une contrainte supérieure à celle des terroristes, suffit à changer la donne pour de bon. Car, si des supérieurs comme Abdoulaziz al-Hassan sont aussi versatiles et instables dans leurs convictions, combien plus le sont les simples adeptes qui ne font que recevoir des ordres et suivre les prescriptions reçues ?

Apolem


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