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Kibarou

Comme si c’était une fatalité contre la sous- région

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Faut-il vraiment croire que l’Afrique de l’ouest a renoué avec la spirale des coups d’Etat militaires, dont elle avait été le théâtre au cours des années 1970 ? Sinon comment comprendre qu’en l’espace de dix- huit mois, ce sont trois renversements de régime, civiles, pourtant démocratiquement installés par les populations qui ont eu lieu successivement, dans cette partie du continent ? Et comme une fatalité, l’on se retrouve toujours confronté au phénomène, qui manifeste avec une facilité ou du moins, une certaine aisance déconcertante. Et sans que, les grands revendicateurs de l’instauration de la démocratie en Afrique, qui s’étaient pourtant remarquablement égosillés dans les rues des villes du continent au début des années 1990, ne donnent de la voix, ne trouvent à redire. Mutisme coupable ou simple expression inavouée d’une certaine impuissance à, de nouveau élever la voix pour défendre la démocratie. Et ainsi, ipso facto condamner les coups d’Etat militaires, dont il faut le réaffirmer, aucune gouvernance si mauvaise soit elle, ne saurait un tant soit peu, venir justifier la pratique. Au Mali comme au Burkina Faso, le terrorisme invaincu, est brandit comme la raison fondamentale des putschs perpétrés. Ce crime organisé, dont les acteurs sont en majorité bel et bien issus des populations locales, mais que les armées de ces pays, ne parviennent toujours pas à neutraliser. En faisant entorse au système démocratique d’accession au pouvoir, pour l’occuper par la force, les militaires pourront certainement donner l’illusion aux populations que, la lutte contre le terrorisme, montera en puissance pour parvenir à une éradication totale de celui-ci.

Mais, la réalité est tout autre. La pratique du terrorisme sévira toujours. Et seules de réelles stratégies locales, prenant en compte différentes réalités sociologiques, relativement au mode de vie des populations concernées, leurs cultures, leurs organisations sociétales, ainsi que leurs mentalités, devront être élaborées, pour le contrer. Des stratégies non statiques et surtout à vocation préventives pour empêcher et partant annihiler, toutes éventuelles attaques terroristes. Tant il est vrai que, le terrorisme ne se combat pas efficacement après sa manifestation dans un espace donné et sur les populations qui s’y trouvent. En lançant ici et là, des opérations de recherche de ses auteurs, qui s’avèrent bien souvent infructueuses. L’efficacité de toute stratégie de combat contre la pratique du terrorisme, réside dans sa capacité à anticiper sur les attaques. A les tuer dans l’œuf, avant qu’elles ne se produisent.

Quant aux autres raisons brandies par les populations pour justifier les coups de force militaires, appelées mauvaise gouvernance économique notamment, il est impérieux que les organisations sous régionales en fassent des analyses approfondies. Notamment sur le comment les empêcher. Ou encore, quelles dispositions prendre pour les dénoncer régulièrement, chaque fois que l’on en fera le constat dans un Etat donné. Des mécanismes de suivis et d’évaluation de la gestion économique et sociale pourraient être certainement trouvés à cet effet. Avec bien évidemment à la clé, des mesures de coercition à s’améliorer, à s’organiser dans l’optique de parvenir à satisfaire aux besoins économiques des populations. Une telle disposition ne serait évidemment pas une invention toute faite. Mais probablement une simple innovation. Etant donné qu’ailleurs dans bien d’autres organisations- Union européenne notamment- impliquant les économies des Etats, des dispositions similaires existent déjà. Leur maintien jusqu’atteste certainement de leur utilité ou efficacité. Pourquoi ne pas essayer ?

Moussa Ben Touré



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