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Côte d’Ivoire.Région du Bafing :Récurrentes attaques des bandes armées , la psychose s’installe

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L’atmosphère est très tendue actuellement dans la région du Bafing. La population vie une véritable psychose créée par les récurrentes attaques dont elle est victimes. Pire, les forces de l’ordre, en nombre insuffisant et sans grands moyens, sont impuissantes face à la situation.

Plusieurs attaques en un mois

Le 16 janvier dernier, un élément de l’escadron mobile de Touba a été tué dans un braquage à Ouaninou. C’est Dimanche, jour de marché de la ville. Des fonctionnaires en service à Koonan, une sous-préfecture proche, de retour du marché sont attaqués par une bande armée, au carrefour de Koungbekro. Deux éléments de l’escadron mobile, à moto, tombent sur la scène. Les bandits ouvrent aussitôt le feu sur eux. Un des gendarmes est mortellement atteint à la poitrine. Au cours de la même semaine, deux autres braquages ont été perpétrés par des individus armés. A Borotou dans le département de Koro et entre Mahanan et N’golodougou à une dizaine de kilomètre de Touba. Entre Koro et Touba, un apprenti chauffeur a été aussi victime de ces bandits. Et dire que tout cela s’est passé dans ce même mois de janvier. Ces groupes armés sévissent dans la région depuis un bon moment sans être véritablement inquiétés. Et c’est avec la peur au ventre que les populations empruntent chaque jour, les routes pour se rendre dans une localité. Chacun fait sa prière avant de voyager. Les forces de l’ordre elles-mêmes étant impuissantes face à la situation. « L’insécurité grandissante que vivent les populations du Bafing devient intenable et inquiétante au fil des jours », confie un conseiller municipal de Ouaninou.


Effectifs d’agents insuffisants


Les villes de Ouaninou et de Koro, deux chefs lieu de département de la région du Bafing, ne disposent pas encore de commissariat de police ni de brigade de gendarmerie. La population se pose des questions. Malgré la situation d’insécurité grandissante, pourquoi la dotation de ces villes en brigade de gendarmerie et de commissariat coince ? « Nous ne comprenons toujours pas pourquoi la construction d’un commissariat de police n’est pas effective malgré l’appui budgétaire apporté par le ministre Moussa Sanogo à la marie de Ouaninou à cet effet ? », s’interroge le conseiller municipal. Selon des informations reçues, le Préfet de son côté a fait mains et pieds pour aménager une villa, afin qu’elle serve de brigade en attendant la construction de locaux plus appropriés. Mais point de gendarme jusqu’à présent. Cette situation est d’autant plus désagréablement surprenante pour les populations, que le département de Ouaninou compte plus d’une centaine de villages avec trois sous-préfectures. En plus de cela, c’est une zone frontalière. La Guinée est à une quinzaine de kilomètre de Ouaninou. Et les activités agricoles et commerciales sont intenses. Koro, un autre chef-lieu de département de la région du Bafing vit la même situation. « Chaque fois qu’il y a un problème de sécurité, on est obligé de faire appel à la gendarmerie de Touba ou de Daloa. Ce n’est pas normal », s’indigne un fils de la région. Pire les gendarmes, sans moyens, font les patrouilles à moto. Il attire l’attention du ministre de la sécurité Vagondo Diomandé sur cet état de fait. En attendant, la psychose continue de monter dans le Bafing. La population a le sentiment d’être tout simplement abandonnée à elle-même.

Diomandé Karamoko







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