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Côte d’Ivoire.Grève dans les hôpitaux publics : Des agents ne respectent pas le service minimum

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La directrice de l’hôpital général d’Adjamé n’apprécie guère, la façon dont les agents des services de laboratoire et de radiologie mènent leur grève. Laquelle a cours dans les hôpitaux publics depuis le mercredi 17 novembre 2021, à l’appel de la Coordi santé, l’un des quatre syndicats que compte le secteur de la santé en Côte d’Ivoire.

Dr Sira Doumbia avec qui nous avons échangé le jeudi 18 novembre, déplore le fait que, les agents du laboratoire et ceux de la radiologie aient fait un arrêt total de travail. Alors que, fait- elle remarquer, « pour le service minimum, ils doivent travailler pour les bilans d’urgence. Mais ils ont décidé unilatéralement de ne pas travailler ». En clair, du fait de l’attitude desdits agents, explique la directrice de l’hôpital général d’Adjamé, « si un accidenté est admis dans l’hôpital, il recevra des soins aux urgences, mais on ne pourra pas lui faire de radio ». Face à cette situation, Dr Sira Doumbia dit avoir pris langue avec une grande clinique de la commune du Plateau. Histoire de gérer les bilans d’urgence avec cette clinique si d’aventure des cas survenaient. Et ce, dans la noble optique d’éviter des morts. Tous les autres services d’urgence si l’on s’en tient à ses propos, fonctionnent pour leur part. Il s’agit, entre autres, des urgences regroupées, hospitalisation pédiatrie, hospitalisation chirurgie, hospitalisation gynéco-obstétrique, la maternité. Le service de vaccination des bébés, celui des vaccins contre la Covid-19, la dermatologie, que nous avons visités, étaient à l’arrêt. Oisives, certaines sages-femmes du service des consultations prénatales, étaient couchées sur les sièges.

A l’hôpital général de Koumassi, où nous sommes arrivés aux environs de 12 heures 30 minutes, contrairement à ce qui nous a été donné de voir à l’hôpital général d’Adjamé, la vaccination contre la Covid-19 s’y déroulait tranquillement. Ceux qui y sont allés pour cela étaient enregistrés chez une dame, avant d’aller se faire injecter par une autre. Le tout dans une ambiance qui contraste avec celle d’un mouvement de grève.

La situation qui prévalait dans d’autres services, était différente. Interrogés, trois agents du service pédiatrie nous ont annoncé presqu’ensemble qu’ils ne s’occupent que des cas d’urgence. Ceux qui ne sont pas dans cet état, sont priés de recourir à des établissements privés. Le service labo en ce qui le concerne est carrément immobilisé.

Les agents du service gynécologie observent la grève, nous a discrètement confié une dame du service. Selon elle, le service ne fonctionne pas dans la mesure de toutes ses capacités. Il reprendra son cours normal le lundi 22 novembre 2021.

Pourtant de l’avis de Fofana Hamed, le secrétaire général du Mouvement des infirmiers diplômés d’Etat pour la défense de leurs droits (Mideci), membre de la Coordi santé, que nous avons joint au téléphone, il n’en est pas ainsi. Selon lui, c’est l’assemblée générale extraordinaire prévue se tenir le samedi 20 novembre, qui va décider de la conduite à tenir.

Lancée le mercredi 17 novembre par la Coordi santé, la grève, selon les informations émanant de Fofana Hamed, se déroule dans les hôpitaux publics et concerne tous les acteurs du système sanitaire. Ce débrayage est motivé par le retard qu’accuserait la prise d’un décret d’application, relatif à la réforme hospitalière, votée à l’assemblée nationale en 2019. De l’avis du syndicaliste, cette loi est bonne aussi bien pour les populations que les agents du système sanitaire. En ce sens que soutient-il, elle va améliorer le système sanitaire. Notamment par la mise en place d’un service plus intéressant pour les patients, avec une amélioration de l’intéressement des agents.

Junior Jeremy





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